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JO 2021: tests, quarantaine, surveillance… le parcours très strict pour rejoindre les Jeux

Rejoindre la capitale japonaise pour vivre l’expérience JO 2020 en 2021 est déjà une aventure hors du commun. Et elle a commencé avant les 12h de vol pour athlètes, encadrants et journalistes.

Les narines auront déjà été mises à rude épreuve. Deux tests PCR étant exigés dans les 96h avant le décollage. S’ils s’avèrent négatifs, vous pouvez embarquer pour le Pays du Soleil levant. Une fois les 12h de vol effectués vous arrivez dans un monde à part. Accueillis dès la sortie de l’avion par des bénévoles de l’organisation. Et pendant trois heures vous passez de mains en mains japonaises.

Une pile de documents à remplir : tests PCR en français et en japonais, documents pour les douanes, température à présenter (ne surtout pas dépasser 37°5) et enfin au bout du bout, il faut cracher dans une pipette. Quelques centilitres de salive pour un ultime test avant d’entrer sur le territoire japonais. L’attente est longue et stressante…Un résultat positif, c’est direction l’isolement. Dans le cas inverse, les Jeux commencent pour vous sous une chaleur de plomb. 32 degrés à la mi-journée, taux d’humidité supérieur à 80%...

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Vous débutez alors une quarantaine spéciale pour tous les étrangers, athlètes compris. Interdiction de s’assoir à une table de restaurant en ville ou d’aller boire une bière locale dans un bar en bas de votre hôtel. Trois tests salivaires à réaliser les trois premiers jours, masque obligatoire en intérieur ou en extérieur. Si vous enfreignez une de ces règles, vous pouvez être filmés et dénoncés par un(e) bénévole de l’organisation. Dans un pays de 126 millions d’habitants pourtant relativement peu impacté jusqu’à présent par la pandémie. Le Japon vit son 4ème état d’urgence sanitaire. Les chiffres sont loin d’être affolants, environ 4000 nouveaux cas par jour, moins de 15 000 décès depuis le début de la crise sanitaire.

Les athlètes sont pourtant isolés, inapprochables, inatteignables, confinés dans une bulle qui comprend village olympique, sites olympiques ou d’entraînements.

Des Jeux sous étroite surveillance

Les équipes de France de handball n’ont pas encore pris leur quartier au « Village ». Elles se préparent à Koshu à 120 km de Tokyo dans un complexe entièrement privatisé. Les Français sont au Japon depuis une semaine, les Françaises depuis quatre jours. Le protocole est strict avec notamment des repas à une personne par table pour limiter les cas contacts en cas de tests positifs. "Cela s’enchaîne rapidement avec 1 à 2 heures de marche pour passer chaque cellule et effectuer toutes les procédures, avec, enfin, un test salivaire. Nous effectuerons d’ailleurs un test quotidien avant chaque petit-déjeuner, détaille la demi-centre des Bleues Allison Pineau. Ce n’est pas très agréable de ne pas pouvoir sortir car on aimerait pour voir ce qu’il y a autour, mais on s’y fait. Ce sera hôtel-salle, salle-hôtel : cela ne changera pas trop de nos habitudes en compétition."

Les basketteurs français eux sont arrivés au Japon jeudi 15. Ils ont pris la direction d’Oshino, à 100km au sud-ouest de Tokyo pour peaufiner la préparation. Conséquence de l’extrême prudence des autorités japonaises, leur dernier match amical face à l’Italie prévu ce mardi a été annulé regrette le sélectionneur Vincent Collet: "Je ne connais pas les raisons, mais volonté de limiter les interactions, rassurer la population avant les jeux. Oppressant je n'irais pas jusque-là, on s'y attendait. On ne l'avait jamais vécu mais on sait depuis le début que nos capacités d'adaptation vont être importantes. Ça va continuer au village olympique. Repréciser ces aspects là, pas un facteur qui nous perturbe et négatif pour le groupe. Malgré le contexte sanitaire : garder la cohésion et la concentration."

Et ce n’est qu’un début. L’organisation des JO a annoncé qu’elle sera particulièrement vigilante pendant toute la durée des Jeux.

Nicolas Jamain à Tokyo