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JO de Tokyo: le CIO accorde aux athlètes plus de possibilités d'exprimer leurs opinions

Après avoir lancé ces derniers mois une consultation auprès de 3.500 athlètes, le CIO a officialisé ce vendredi les directives concernant les possibilités des athlètes d'exprimer leurs opinions durant les Jeux olympiques de Tokyo.

A quelques semaines des Jeux olympiques de Tokyo, qui auront lieu du 23 juillet au 8 août, le Comité International olympique (CIO) a donné des recommandations ce vendredi aux athlètes concernant "les possibilités qui s'offrent à eux d'exprimer leur opinion" durant la compétition.

Le CIO rappelle d'abord qu'il tient à la "neutralité du sport" lors de ces Jeux olympiques, tout en offrant tout de même la possibilité aux athlètes de s'exprimer. "Lorsqu'ils expriment leur opinion, les athlètes sont censés respecter les lois applicables, exprime la directive du CIO. Il convient de reconnaître que tout comportement et/ou toute expression d'opinion qui constitue ou est le signe d'un acte de discrimination, de haine, d'hositlité ou de violence potentielle, pour quelque motif que ce soit, est contraire aux principes fondamentaux de l'Olympisme."

Une consultation auprès de 3.500 athlètes

Ces nouvelles directives sont le fruit "de la vaste consultation" menée au cours des dernières semaines auprès des athlètes. Au cas où des athlètes ne respecteraient pas les règles énoncées, des mesures disciplinaires pourront être prononcées par le CIO à leur encontre.

Les athlètes auront donc la possibilité d'exprimer leur opinion dans les zones mixtes, en s'adressant aux médias, durant les interviews ou lors des conférences de presse notamment. Mais aussi sur les réseaux sociaux, dans la mesure où ces avis n'aient "pas d'effet perturbateur". A savoir par exemple: "exprimer son opinion pendant l'interprétation de l'hymne national et/ou la présentation d'un(e) autre athlète ou d'une équipe, car cela peut interférer avec la concentration et/ou la préparation de l'athlète ou de l'équipe en question pour la compétition, indique le CIO. Ou interférer physiquement avec la présentation d'un(e) autre athlète ou d'une équipe ou avec le protocole lui-même - par exemple en déployant un drapeau, une bannière, etc. ; porter - ou prendre le risque de porter - atteinte physiquement aux personnes ou aux biens, etc.)."

La consultation avait été lancée en juin 2020 auprès de plus de 3.500 athlètes représentant plus de 185 pays ainsi que les 41 sports olympiques, garantissant aussi une représentation "parfaitement équilibrée des sexes". "La consultation a reçu le soutien des commissions des athlètes des associations continentales de CNO et de l'Association mondiale des olympiens (WOA)", conclut le CIO.

GL