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Les Jeux paralympiques, ses triomphes, les sapeurs-pompiers… Marie-Amélie Le Fur se confie au Super Moscato Show

Marie-Amélie Le Fur

Marie-Amélie Le Fur - AFP

Marie-Amélie Le Fur a été particulièrement brillante aux Jeux paralympiques de Rio. La Française, forte de trois médailles dont deux en or et deux records du monde, a donné une belle image du handisport. Rencontre avec une héroïne tricolore dans le Super Moscato Show.

C’est sous une salve d’applaudissements que les représentants français aux Jeux paralympiques 2016 sont arrivés ce mardi à Roissy en provenance de Rio de Janeiro. Marie-Amélie Le Fur, 27 ans, a attiré bien des regards. Et pour cause : au Brésil, l’athlète handisport a crevé l’écran en remportant l’or au saut en longueur (5,83m, record du monde), l’or encore sur le 400m (59’’27, record du monde), et enfin le bronze sur le 200m (27’’11).

« C’est de l’athlé, c’est le tour de piste, c’est le stade, c’est magique »

Heureuse, Marie-Amélie Le Fur revient sur cette compétition pas comme les autres dans le Super Moscato Show. Et entre ses deux médailles d’or, l’athlète a une préférence pour le 400m : « Le tour de piste a une saveur particulière. C’est de l’athlé, c’est le tour de piste, c’est le stade, c’est magique… C’est vraiment une épreuve qui est beaucoup plus dure. » 

« Gagner une médaille d’or sur une course, c’est totalement différent que sur un concours, parce que la médaille est plus instantanée. On ne la construit par sur une longue durée mais sur un temps T. Le 400m est plus beau que la longueur », explique celle qui signe un beau doublé, après ses titres de championne du monde en 2015 à Doha sur les deux disciplines.

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« Les gens sont plus à même de regarder le handisport »

L’ambiance carioca restera dans la mémoire de la championne olympique. « Les stades n’étaient pas forcément pleins, comme ce qu’on a pu voir chez les valides. Par contre, on avait un public qui était juste content d’être là. Le week-end, les enceintes étaient bien remplies. Il y avait une belle ferveur, on arrivait à bien jouer avec le public… peut-être parce que je n’avais pas d’adversaire brésilienne aussi (rires) ! »

En France, les Jeux paralympiques ont réalisé de belles audiences qui témoignent d’une certaine évolution dans la perception du handisport. « On voit une évolution. Les gens sont plus à même de regarder le handisport, de la comprendre », observe Marie-Amélie Le Fur, qui n’oublie pas que le public a encore un peu de mal à comprendre toutes les règles spécifiques au handisport et à chaque sport.

Malgré l’amputation, les sapeurs-pompiers « font partie de sa vie »

En fin de semaine, Marie-Amélie Le Fur a prévu de se rendre au congrès des pompiers de Tours (Indre-et-Loire). Elle-même rêvait de devenir sapeur-pompier, jusqu’à cet accident de scooter en 2004 qui eut pour conséquence l’amputation de sa jambe gauche. Le destin l’a contrainte à changer de voie, mais ce rêve ne l’a jamais quitté.

« C’est forcément encore en moi. Mon coach est sapeur-pompier professionnel, je suis mariée à un pompier professionnel, je vis en caserne. Ça fait partie de ma vie au quotidien. C’était la première étape que j’avais prévu derrière les Jeux. Au-delà de tous les médias – parce que je ne savais pas les résultats que j’allais faire à Rio –, je voulais aller au congrès parce que c’est dans ma région et que le corps des pompiers m’a toujours soutenu depuis l’accident et la reconstruction. Ça va être une belle fête ! », assure Marie-Amélie Le Fur.

N.B