RMC Sport

Agnel : "Hâte d’en découdre"

-

- - -

En cette saison olympique, Inside Rio sur RMC vous plonge dans les coulisses de la préparation de Yannick Agnel, Clarisse Agbegnenou, Kevin Mayer et Tony Parker. Ce dimanche, le champion olympique du 200m nage libre raconte son retour en France après un mois de stage en Thaïlande. Avec en ligne de mire, désormais, la reprise de la compétition lors du meeting de Chalon-sur-Saône le week-end prochain.

Yannick, heureux de retrouver l’hiver hexagonal après un mois de stage en Thaïlande ?

On a perdu 35 degrés ! Un mois, ça paraissait beaucoup. Honnêtement, avant de partir, on se disait que c’était peut-être un peu trop long. Au final, ça a été trop court. On en a bien profité, c’est passé extrêmement vite, on a bien travaillé. Je suis content de revenir, de retrouver la maison, les habitudes, la France, les Français. Tout se passe bien. J’ai hâte d’être dans une semaine pour la reprise de la compétition à Chalon-sur- Saône.

Vos sensations se sont-elles affinées lors de ce stage ?

Oui, au niveau technique et au niveau de la forme également. C’est intéressant d’avoir de longs mois d’entrainement comme ça. On gagne en puissance, en force, en précision. Le fait de le sentir pendant l’entrainement, ça fait également gagner en confiance. C’est pour cette raison que l’on a hâte d’en découdre en compétition.

« Il ne faut pas trop en faire »

Quels seront vos objectifs lors de ce meeting de reprise ?

D’abord, prendre des repères. Je disputerai les épreuves sur lesquelles je m’alignerai aux championnats de France qui seront qualificatifs pour les JO. L’idée est aussi de pouvoir se confronter, notamment à Marseille (4 au 6 mars), où il y aura du beau monde sur le plot de départ. Ce sera le moyen de pouvoir tâter la performance et celle des autres aussi.

Allez-vous modifier votre cadence d’entrainement ?

On ralentit le kilométrage à l’entrainement pour arriver plus frais en compétition. C’est ce que l’on appelle l’affutage en natation. C’est une période importante pour nous. Elle permet de conserver et de gagner pas mal d’énergie, d’arriver frais lors des grands rendez-vous. C’est la plus agréable également puisque moins on s’entraine, plus on a de temps pour se reposer. Et plus on se sent en forme.

En quoi cette période est-elle importante ?

Ce sont des moments de réglage, de précision. Il ne faut pas trop en faire, ne pas en faire trop peu non plus. On doit trouver le bon dosage. Ne pas se laisser avoir par les à-côtés, se coucher peut-être plus tard. C’est le genre d’écueil qu’il faut éviter dans ces périodes-là.

la rédaction