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Altrad: "L’équipe de France doit être en mesure de s’approprier n’importe quel joueur"

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Lors d’un entretien accordé à RMC Sport, Mohed Altrad s’est dit favorable aux contrats fédéraux proposés par le président de la FFR Bernard Laporte. Un homme pour lequel le président du MHR ne cache pas sa sympathie.

Le débat divise les hautes sphères du rugby tricolore. Proposition phare du candidat Laporte, la mise en place des fameux « contrats fédéraux » n’en est qu’à ses balbutiements. Patron du MHR, Mohed Altrad ne s’en cache pas, il est l’un de ses partisans. Car selon lui, l’équipe de France doit être placée au centre du débat et des priorités du rugby tricolore, comme cela se fait ailleurs.

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« Ça fait six ans que je suis à la Ligue, a expliqué Altrad lors d’un entretien accordé à RMC Sport. L’équipe de France n’était pas un sujet. Ce n’était pas une priorité pour nous. Ça m’a interpellé. C’est quand même l’équipe nationale. Il n’y a aucun pays au monde où l’équipe nationale n’est pas une priorité. Les Anglais piquent tous les joueurs qu’ils veulent, quand ils veulent et où ils veulent. Ici, on n’est pas comme ça. Il n’y a pas de négociation possible. L’équipe de France doit être en mesure de s’approprier n’importe quel joueur, quand elle veut, comme elle le veut. »

« Laporte ? J’apprécie la modernité de l’homme »

Ce postulat énoncé, pour Altrad, la question des contrats fédéraux tient lieu d’évidence. « Les contrats fédéraux, c’est un papier qui formalise. Ce papier n’est pas très important, estime même l’homme d’affaires. Il n’y en a pas besoin. Je pense que ce n’est pas nécessaire. Il y a deux problèmes à régler. Le calendrier. Il faudra qu’on discute. Le deuxième problème, c’est le côté financier. Il faudra un compromis. »

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Dans son rôle de président de club, Altrad, qui avait exprimé son refus de suivre la ligne de la LNR opposée aux contrats fédéraux, ne devrait avoir de difficulté à converser avec Bernard Laporte, un homme qu’il reconnait apprécier. « Je ne connaissais pas Laporte quand il était à Toulon. Je ne lui avais jamais serré la main parce qu’on ne s’était jamais croisé comme ça par hasard, raconte Altrad. Je l’ai rencontré après, quand il était candidat à la fédération. Je voulais lui proposer un job si jamais il n’allait pas jusqu’au bout. Ensuite, on s’est vu deux, trois fois. Pour le maillot de l’équipe de France (pour lequel il va à nouveau candidater), pour discuter de choses et d’autres sur le rugby. J’apprécie la modernité de l’homme, sa fraicheur, son intelligence. Ça m’a plu. Il est déterminé. Quand il est convaincu et qu’il veut quelque chose, il va jusqu’au bout. »

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Propos recueillis par J.L