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Boudjellal n’a pas dit son dernier mot

Mourad Boudjellal

Mourad Boudjellal - -

Remonté après la suspension de 130 jours qui lui a été infligée, le président du RC Toulon reproche à la commission de discipline de la LNR de le priver de ses droits et n’exclut pas de porter l’affaire devant les tribunaux.

Plus lourde que prévu. Dans un premier temps estimée à quarante jours, la sanction de Mourad Boudjellal a finalement été fixée à 130 jours de suspension par la commission de discipline de la Ligue nationale de rugby. Durant cette période suspensive qui s’étend jusqu’au 4 juin 2012, le président du RC Toulon aura l’interdiction formelle d’accéder aux matchs officiels. Et donc de pénétrer sur le terrain, la zone mitoyenne entre la pelouse et le public, les vestiaires des équipes, celui des arbitres ainsi que les couloirs.

Invité du Moscato Show ce jeudi sur RMC, le dirigeant toulonnais a vivement réagi à cette décision. « Je prends pour l'ensemble de mon œuvre, a-t-il d’abord reconnu. Avant d’ajouter : « J'ai du mal à comprendre le rapport entre la sanction et les propos (à l’issue de Clermont-Toulon, il avait estimé avoir été victime d’une « sodomie arbitrale » avant de qualifier le rugby français de « raciste », ndlr). C’est une sanction qui consiste à dire « on n’a pas envie de voir ta gueule et de t’entendre pendant les matchs ! ». On m’oblige à voir le match en tribunes mais si ça continue, le prochain qui va déraper, ce sera en prison qu’il verra les matchs ! Il y a un climat qui fait qu’à un moment donné, ça va péter. »

Un recours devant la justice ?

« Ce qui me gêne, poursuit-il, c’est que j’ai la responsabilité civile de ce qui se passe au stade. S’il y a un incident à Mayol, j’en suis responsable. Ma responsabilité civile, je ne peux pas la déléguer. On m’empêche d’aller dans les vestiaires, donc de parler à mes joueurs, à mes salariés. On m’empêche de travailler. On me dit que même après la victoire, je ne pourrai pas dire bravo à mes joueurs. Soit il va y avoir un aménagement de cette peine, soit je vais devoir interroger le droit français… » Si les choses restent en l’état, Boudjellal n’exclut donc pas un recours devant la justice. La hache de guerre entre le président du club varois et les instances du rugby français ne risque pas d’être enterrée de sitôt...

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RC Toulonnais