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Champions Cup: "Ce n'est pas contre La Rochelle", le Racing justifie la délocalisation de sa demie à Lens

Racing 92-La Rochelle, demi-finale de Coupe d'Europe délocalisée dans le Nord mais avec la légende néo-zélandaise Dan Carter au coup d'envoi, "sera l'occasion d'emmener du rugby de haut niveau à Lens", explique à l'AFP mercredi le directeur sportif du club francilien, Yannick Nyanga.

La délocalisation de la demi-finale de Champions Cup entre le Racing 92 et La Rochelle à Bollaert méritait bien une explication. Surtout qu'elle a fait grincer des dents en Charente-Maritime. Cette semaine, Pierre Venayre, DG du club rochelais, ironisait dans les colonnes de Sud Ouest: "Bravo au Racing qui a remporté la première bataille en organisant notre demi-finale à Lens, afin d'empêcher un maximum de supporteurs rochelais de faire le déplacement pour soutenir leur équipe. Je leur souhaite maintenant de remporter la deuxième en remplissant le stade Bollaert pour faire l'honneur qu'il se doit à ce grand match de Coupe d'Europe."

Antre habituel des Racingmen, la Paris-La Défense Arena est occupée par un concert du célèbre groupe de hip hop français Sexion d'Assaut, où figurent notamment Gims et Black M. Résultat, le choc européen Made in Top 14 se jouera dimanche au stade Bollaert-Delelis de Lens.

"Au Racing, on a une salle de spectacle qui n'accueille pas que du rugby: quand on a des événements qui sont prévus un ou deux ans à l'avance, on ne peut pas décemment le bloquer dans l'éventualité où on pourrait peut-être jouer une demi-finale. Le modèle de l'Arena ne serait plus viable. Jouer une demi-finale, c'est exceptionnel. Tout était calé à l'avance, ce n'est pas contre La Rochelle, comme on a pu le lire, mais pour la bonne vie du Racing", a ainsi confié Nyanga dans un entretien à l'AFP.

"C'est une problématique qui nous embête, nous les premiers: on ne joue pas dans notre jardin, on ne joue pas devant tous nos supporters... Mais au lieu de se plaindre, on essaie de trouver des solutions. Et une d'elle, c'est d'emmener le Racing et le rugby de très haut niveau sur des territoires qui n'en ont pas l'habitude", a ajouté l'ancien troisième ligne international.

Dan Carter en guest

Se rendre dans le Pas-de-Calais, c'est aussi l'occasion de nouer des liens avec un autre Racing, celui en Sang et Or.

"Lens, c'est un club avec qui on espère créer une histoire sur la durée. On y va dès jeudi, les staffs vont se rencontrer. Quand on voit ce qu'ils font en foot, au niveau professionnel, le club qu'ils ont construit et leurs performances en Ligue 1 avec un tel budget, le public et ce qu'ils ont pu créer autour... Ca reste un exemple, c'est exceptionnel. C'est quelque chose de très inspirant et on a envie de créer une histoire, entre guillemets un partenariat", a encore détaillé Nyanga.

"C'est aussi un public qui mérite d'avoir un match de très haut niveau. Venir ici, c'est la possibilité d'emmener du rugby de haut niveau à Lens. J'espère que, quand on ne pourra pas jouer à l'Arena, on pourra aller à Bollaert. On aime cette idée d'emmener le rugby dans des territoires qui n'ont pas l'habitude", poursuit l'ex-joueur, aujourd'hui âgé de 38 ans.

Alors que 10.000 billets environ se sont vendus en l'espace de vingt-quatre heures, le club des Hauts-de-Seine a organisé des transferts en car pour emmener ses supporters depuis Colombes ou Le Plessis-Robinson jusqu'à Bollaert. Avec une jolie surprise pour ceux qui seront présents dimanche: la superstar planétaire Dan Carter, légende des All Blacks (112 sélections) passée par le Racing 92 entre 2015 et 2018, donnera le coup d'envoi de la rencontre.

Avec AFP