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Champions Cup : le coup de griffe revanchard de Toulon sur Leicester

Juan Smith (à gauche) et Bakkies Botha (à droite) attrapent le demi de mêlée anglais Ben Youngs

Juan Smith (à gauche) et Bakkies Botha (à droite) attrapent le demi de mêlée anglais Ben Youngs - AFP

Une semaine après sa défaite à Leicester qui avait beaucoup fait parler, Toulon a pris sa revanche face aux Tigers (23-8) et conforte sa première place de la poule 3. Les doubles champions d’Europe en titre sont en bonne position pour les quarts.

Toute la semaine, ils ne pensaient qu’à ça. A cette revanche face à Leicester après la défaite en Angleterre (25-21) qui avait fait couler beaucoup d’encre. Et délier quelques langues. Comme celles de Delon Armitage et surtout de Martin Castrogiovanni, pilier de Toulon, qui avait profité de la conférence de presse d’après-match pour régler ses comptes de manière insultante avec Richard Cockerill, manager de Leicester. Puni par son club, l’Italien n’était pas là samedi. Mais le RCT avait trop envie de gagner pour se morfondre sur cette absence. Les doubles champions d’Europe ont réussi leur coup en s’imposant 23-8 grâce à deux superbes essais collectifs conclus par Ali Williams (10e) puis Mathieu Bastareaud (54e) et la botte de Leigh Halpenny, auteur de 13 points.

Le centre international la voulait cette victoire, lui qui aurait bien aimé faire « comme Cantona » contre les fans anglais le week-end dernier tant ceux-ci chambraient à l’excès. Dominateurs dans le jeu, les hommes de Bernard Laporte ont longtemps cherché le bonus. Mais l’essai inscrit par Scully (27e) a en partie contrecarré les desseins des Varois qui confortent tout de même leur place de leader de la poule 3 avec cinq points d’avance sur Leicester et huit sur l’Ulster qui jouera dimanche sur le terrain des Llanelli Scarlets (18h15).

Laporte : « Les joueurs étaient vexés »

« On a bien préparé ce match parce qu’on avait été un petit peu vexé de tout ce qui s’était dit, témoigne Bernard Laporte, manager du RCT. Je ne voulais pas y accorder trop d’importance non plus parce que c’est dépenser beaucoup d’énergie pour des choses qui n’en valent pas la peine. J’ai préféré la poignée de main avec Cockerill en le regardant droit dans les yeux et en lui disant : ‘‘dommage, tu vois que les déclarations dans les journaux ne servent à rien’’. C’est vrai que j’avais senti mes joueurs touchés par des propos qui n’étaient pas dignes de grands joueurs. Ils n’ont pas parlé comme ils ont parlé après le match. Ce n’est pas vrai dans un monde professionnel. »

NC