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Champions Cup : le Racing a son ingrédient magique

Le Racing 92 disputera sa première finale de Champions Cup ce samedi, à Lyon, face aux Saracens (17h45). Et il le doit en partie à son ingrédient magique… le Kiwi.

La recette a l’air bête comme chou. S’offrir un contingent conséquent de joueurs de Nouvelle-Zélande, nation double championne du monde en titre, et rafler la mise. Encore fallait-il le faire à bon escient et avec finesse. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec son armada de Kiwis, dont quatre recrutés cette saison (Carter, Masoe, Rokocoko, Tameifuna), le Racing 92 a eu tout bon. Qualifié pour la première finale de Champions Cup de son histoire, le club francilien, dans le sillage de sa recrue star Dan Carter, a franchi un superbe palier.

« Joe (Rokocoko), Chris (Masoe) sont de très très grands joueurs donc forcément ils adorent les grands rendez-vous et aujourd’hui ils ont montré toute l’étendue de leur talent, déclarait Laurent Labit après la demi-finale remportée face à Leicester. Voilà pourquoi on a à tout prix voulu qu’ils nous rejoignent. Ce sont des joueurs comme ça qu’il nous manquait. Des joueurs capables de montrer le chemin, la voie, sur le terrain et surtout en dehors du terrain. Des joueurs comme Joe, Chris, Dan (Carter), Casey Laulala sont des joueurs qui sont en permanence dans le partage, la transmission, parler aux jeunes... Quand on connaît leur CV et tout ce qu’ils ont fait et quand on les voit fonctionner, forcément c’est une grande leçon pour tout le monde. »

« Ça force le respect »

Triple champion d’Europe en titre, Masoe (37 ans), va disputer une quatrième finale de rang, et suscite l’admiration au sein du groupe. « Masoe, c’est l’éternel, s’enthousiasme Henry Chavancy. Nous on était tous très contents de se qualifier mais pour lui c’est normal d’arriver à ce stade-là de la compétition. J’ai envie de dire que c’est incompréhensible. Un joueur qui a tant donné qui a fait tant d’années à haut niveau et qui est encore performant à ce niveau-là… Quand on voit la débauche d’énergie qu’il peut avoir sur le terrain, ça force le respect et c’est vraiment impressionnant. Le dénominateur commun de tous les Néo-Zélandais, c’est le talent et la gentillesse. J’ai rarement vu des gens aussi gentils, aussi humbles. Il n’y a jamais un mot au-dessus de l’autre, toujours de bonne humeur et c’est très agréable de pouvoir les côtoyer. »

En résumé, le Racing s’éclate à « Kiwiland », et comptera plus que jamais sur ses « Blacks » pour aller chercher son premier sacre européen, sept ans après son retour dans l’élite. Face à des Saracens finalistes pour la deuxième fois en trois ans et impressionnants d’un bout à l’autre de la compétition, ils devront répondre présent comme rarement. Ce qui est sans très doute loin de leur faire peur.