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Racing - Lorenzetti : "Je nous sens un petit peu en apesanteur"

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Dix ans après son arrivée à la tête du Racing 92, Jacky Lorenzetti pourrait voir son projet couronné par un sacre en Champions Cup, dont le club francilien dispute la finale face aux Saracens ce samedi au Parc OL de Lyon (17h45). Un rendez-vous que le président aborde avec confiance.

Jacky Lorenzetti, quel est votre état d’esprit avant cette finale ?

Moi ça n’importe que peu. Ce qui compte, c’est l’équipe. Elle est dans un bon état d’esprit depuis la demi-finale contre Leicester (19-16). Je nous sens un petit peu en apesanteur et paradoxalement aussi très sereins, très concentrés. Je pense qu’on aura les meilleurs sur la pelouse mais c’est vraiment toute l’équipe qui va se déplacer, tout le club, et moi ça n’importe que peu. Je crois qu’on est bien préparé.

Craignez-vous cette équipe des Saracens ?

C’est un club qu’on connait bien, on les a déjà affrontés six fois, ils nous ont gagnés un peu plus que nous. L’année dernière, dans les dernières secondes, ils nous éliminent (12-11 en quart de finale, ndlr), donc je ne vais pas dire qu’on a un passif mais on a une soif de revanche. En plus ce sont des Anglais, pas nos ennemis ancestraux, mais bon on est les connait bien et on a toujours plus envie de gagner contre les Anglais que contre d’autres clubs

"Une véritable envie de faire corps" 

Avec les Carter, Masoe ou Laulala, le Racing 92 est un peu la Nouvelle-Zélande, non ?

C’est vraiment la petite Nouvelle-Zélande alors. On pourrait dire, pour faire une comparaison, que Montpellier est le Parc Kruger (plus grande réserve animalière d’Afrique du Sud, ndlr). Les Néo-Zélandais sont complètement intégrés, ils sont en pleine forme, mais ce ne sont pas eux qui vont faire gagner l’équipe. Ils vont y participer, mais il ne faut pas oublier les Machenaud, Rémi Talès, Ducalcon, Dulin, etc. J’ai l’impression que tous les joueurs qui seront sur la feuille de match samedi ont envie d’être à 200, 250% de leurs capacités. C’est ce que je ressens. Il y a une véritable envie de faire corps et si on arrive à garder cet état d’esprit, en faisant fi justement des nationalités ou des petites colonies, je pense qu’on sera bien.

Comment envisagez-vous la saison prochaine ?

La saison prochaine est une saison de grand calme (rires). J’espère qu’on va vivre la tempête, l’ouragan même en fin de saison avec la Coupe d’Europe et le Top 14 et que ça va bien se terminer avant tout, samedi. L’année prochaine c’est grand calme, on va garder quasiment tout l’effectif, il n’y aura que quatre ou cinq changements.