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Charvet : "Carter a fait très mal à Toulon"

Membre de la Dream Team RMC Sport, Denis Charvet est revenu sur la victoire du Racing, en quarts de finale de Champions Cup, contre le triple tenant du titre Toulon (19-16). Un succès qu’il attribue en grande partie à l’ouvreur néo-zélandais Dan Carter, auteur d’un match plein face au RCT.

« Carter… C’est lui qui a pesé énormément dans cette fin de match, qui a géré au pied l’occupation du terrain. Il a acculé les Toulonnais chez eux. Ils n’ont pas pu ressortir dans les dix dernières minutes. Après, les joueurs du Racing sont allés mettre les Toulonnais à la faute et ont obtenu cette pénalité qui les qualifie. C’est vrai que, quand on regarde ce match, Toulon a eu tellement d’occasions pour le tuer... Notamment avant la mi-temps, où le RCT a un essai tout fait et où Maxime Mermoz oublie O’Connor. Toulon passait alors à 14-10 et cela aurait tout changé. Mais bon avec des si… Il y a un match à jouer. On ne doit pas manquer ce type d’occasions.

Je le répète, Dan Carter a fait très mal. J’ajouterai aussi Maxime Machenaud. Il a été très percutant, très incisif. Il a amené une impulsion qui a peut-être fait la différence. Carter blessé ? Il l’était en demi-finales de la Coupe du monde et il a fait gagner son équipe. C’est un joueur hors-normes. Il a un flegme incroyable. On ne le voit pas être contracté par l’enjeu. Il est dans son élément. L’an passé, le Racing ne l’avait pas et ne faisait pas la différence. Aujourd’hui, ils l’ont fait et c’est peut-être grâce à lui.

« Le Stade Français ? Je m’attendais à ça »

La défense du Racing a aussi pesé dans le résultat. Les Toulonnais n’ont pas trouvé d’intervalles, ils se sont cassés les dents sur cette défense. Le Racing a forgé sa victoire sur cette défense agressive. Il y avait peut-être plus de cœur chez les joueurs du Racing aujourd’hui.

La lourde défaite du Stade Français à Leicester (41-13) ? Je m’attendais à ça. C’est un peu le prolongement de leur saison, qui a été en dents de scie. Les Parisiens n’ont pas digéré le Tournoi, ni la Coupe du monde. Ils n’ont pas su gagner des matches qui étaient à leur portée. Ils sont arrivés en bout de course à Leicester, où il est toujours difficile de jouer, face à une formation bien équipée devant et qui possède des joueurs d’expérience. C’est sévère, c’est dur mais c’est à l’image de la saison du Stade Français. »