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Coupe du monde: le 3e titre pour l’Afrique du Sud en punissant l'Angleterre

L’Afrique du Sud a dominé l’Angleterre (32-12), ce samedi lors de la finale de la Coupe du monde de rugby au Japon. Au terme d’un gros combat, les Springboks l’ont finalement emporté grâce à leur buteur Handre Pollard et des essais superbes de Makazole Mapimpi et Cheslin Kolbe.

Les géants verts auront donc été plus forts que la Rose. Et l’Afrique du Sud a remporté son troisième titre mondial ce samedi au Japon. Au terme d’une finale parfaitement maîtrisée et avec même du spectacle en fin de match, l’Afrique du Sud s’est imposée face à l’Angleterre (32-12). Brillant depuis le début de la compétition nippone et une semaine après son exploit retentissant face aux All Blacks, le XV de la Rose a totalement déjoué face à la solidité des Springboks, toujours aussi bons sur leurs fondamentaux.

Les gros ont bataillé jusqu’au bout

Les passionnés ne s’attendaient pas spécialement à voir un rugby champagne sur la pelouse du Yokohama Stadium ce samedi. Et cette finale ne leur a pas donné tort, jusqu'aux 15 dernières minutes. Moins d’une minute après le coup d’envoi, les Anglais se sont mis à la faute et l’Afrique du Sud a tenté la pénalité. Si Handre Pollard a raté sa première tentative, cela a donné le ton de cette rencontre: une âpre lutte entre les deux packs. Et à ce petit jeu, l’Angleterre a rapidement perdu gros. Dès la troisième minute, Kyle Sinckler a quitté le terrain après un gros K.O. 

L’équipe dirigée par Eddie Jones ne s’est jamais remise de la perte de son pilier et pendant tout le match, a subi en mêlée. Le combat s’est ensuite équilibré et chaque impact a commencé à laisser des traces. Après seulement vingt minutes de jeu, les Boks ont perdu Lood de Jager et Bongi Mbonambi sur blessure. Avec six avants sur le banc, Rassie Erasmus avait prévu le coup et le sélectionneur sud-africain a remplacé ses deux soldats par deux autres golgoths. En face, l’Angleterre a semblé sans solution et a multiplié les fautes en défense pendant ce premier acte. Les pénalités sont logiquement tombées en faveur des Springboks et Handre Pollard a permis à son équipe de rentrer aux vestiaires avec un léger avantage (12-6, 40e).

Mapimpi et Kolbe écrivent l’histoire

Après une première période où les Anglais n’ont jamais réussi à trouver une faille ou un décalage dans la défense sud-africaine, les supporters britanniques espéraient un sursaut de leur équipe. Celui-ci n’est jamais arrivé et le rythme ne s’est pas emballé. Peu inspiré et comme pris dans l’étau des Springboks, George Ford a été sorti avant même l’heure de jeu. Derrière, Owen Farrell et Handre Pollard (8/10) ont repris leur duel à distance et les deux ouvreurs ont encore fait grossir le score (18-12, 60e).

Comme en 1995 (15-6) et 2007 (15-6), l’Afrique du Sud semblait se diriger tranquillement vers un troisième sacre mondial sans marquer d’essai en finale. Mais Makazole Mapimpi en a décidé autrement. Au terme de l’un des rares mouvements offensifs des trois-quarts sud-africains, l’ailier de 29 ans a terminé dans l’en-but anglais et a définitivement tué tout suspense (25-13, 67e). Histoire de bien finir le travail et d’apporter un peu de génie dans cette finale, Cheslin Kolbe a offert un petit numéro de soliste pour marquer le deuxième et dernier essai du match (32-12, 75e).

Comme en 2007, l’Afrique du Sud aura donc réussi à faire déjouer l’Angleterre en finale du Mondial et aura maîtrisé son sujet. Les Springboks égalent ainsi la Nouvelle-Zélande avec un troisième titre de champion du monde et font même mieux que les Blacks avec un bilan de trois victoires en autant de finales disputées. A l’heure du rugby de mouvement, les hommes de Rassie Erasmus ont prouvé que, pour gagner une Coupe du monde, il fallait avant tout rester solide dans les fondamentaux. Et de ce côté, l’Afrique du Sud n’a pas d’égal dans le monde.

Jean-Guy Lebreton