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Coupe du monde: les All Blacks soignent leur sortie face aux Gallois

La Nouvelle-Zélande a largement battu le pays de Galles (40-17), ce vendredi, lors de la petite finale du Mondial 2019 au Japon.

La Nouvelle-Zélande se devait de bien digérer sa déroute contre l’Angleterre (7-19), en demi-finales de la Coupe du monde 2019. Et ce vendredi, les All Blacks ont déroulé face au pays de Galles lors du match pour la troisième place (40-17). La preuve que, même pour une petite finale, et après la fin de douze ans d’invincibilité au Mondial, les Kiwis haïssent la défaite. Face à eux, Warren Gatland avait décidé d’aligner une équipe largement remaniée pour tenter de signer un véritable exploit.

Un duel plié rapidement

Mais sur la pelouse du Yokohama Stadium, il n’y a pas eu de miracle. Après une pénalité ratée de Richie Mo’unga en début de match, le rouleau-compresseur néo-zélandais a repris sa marche en avant. Et comme souvent, il a tout emporté sur son passage. Une manière de montrer que la défaite face au XV de la Rose ne constituait qu’une erreur de parcours. Et après seulement un quart d’heure de jeu, les All Blacks ont réussi à trouver la faille à deux reprises dans la défense galloise. Deux essais de Joe Moody et Beauden Barrett ont suffi pour lancer le festival (14-0, 15e) de la bande emmenée par Steve Hansen.

Un essai marqué par Amos pour le XV du Poireau a brièvement redonné un peu d’espoir aux Britanniques mais Richie Mo’unga a encore trouvé des décalages et le futur ailier de Pau, Ben Smith, y est allé de son doublé. A la pause, les All Blacks ont déjà plié cette petite finale (28-10, 40e).

Une fin de match tranquille et aux allures d’hommage

Dès le retour des vestiaires, Ryan Crotty a donné un peu plus d’avance à la Nouvelle-Zélande en terminant une nouvelle fois dans l’en-but gallois (35-10, 45e) avant de voir le niveau de baisser drastiquement. Des deux côtés, les sélectionneurs ont décidé de vider leur banc et presque tous les remplaçants sont entrés en jeu à l’heure de jeu. Si un nouvel essai est finalement inscrit de part et d’autre, les All Blacks n’auront jamais été inquiétés lors de cette rencontre. Une troisième place qui n’enlève pas complètement la déception de la demi-finale, mais qui aura eu le mérite d’offrir une sortie digne de ce nom à Steve Hansen et Kieran Read. 

Le sélectionneur kiwi, comme son capitaine, ont ainsi participé à leur dernier match avec la Nouvelle-Zélande. "Ce maillot veut dire tant de choses pour moi, cela a été une part de ma vie pendant un si long moment, a estimé le troisième-ligne après la rencontre. Cela m’a poussé à vouloir l’amener encore plus haut que là où il était quand je l’ai porté pour la première fois."

Après un dernier bel échange avec son vis-à-vis gallois, Alun Wyn Jones (qui a refusé d’officialiser sa retraite internationale) après le coup de sifflet final, Kieran Read a donc tiré sa révérence par une ultime victoire. Après Dan Carter et Richie McCaw en 2015, la Nouvelle-Zélande s’apprête donc à tourner une nouvelle page de son histoire avec ce départ. Charge à ses successeurs de ramener les All Blacks au sommet du monde en 2023. Pour le Mondial nippon, il faudra se contenter du bronze.

Jean-Guy Lebreton