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Coupe du monde féminine: "Mettre 40 points à l’Italie, c’est une belle performance", souligne Thomas Darracq

La France a corrigé l’Italie ce samedi en quart de finale de la Coupe du monde (39-3). Heureuses d’être passées dans le dernier carré, les Bleues sont satisfaites du contenu proposé aujourd’hui. À l’image d’une Joanna Grisez intenable, les Tricolores se sont totalement libérées en attaque.

"Notre premier objectif, c’était d’être dans le dernier carré", soulignait Thomas Darracq. C’est chose faite. Les Françaises ont disposé de l’Italie (39-3) pour s’offrir une affiche de rêve en demi-finale, face à la Nouvelle-Zélande, samedi prochain. Contre les Azzurre, le contenu a été probant que ce soit en défense, un secteur devenu le socle d’un bon match du XV de France, et en attaque, le grand axe d’amélioration de cette compétition.

Une attaque convaincante, triplé pour Grisez

5 essais, 39 points, les Bleues continuent leur progression. "Mettre 40 points à l’Italie, c’est une belle performance", souligne le sélectionneur Thomas Darracq. Les avants ont performé dans la lancée des dernières semaines. En mêlée d’abord, elles passent la seconde grâce à une mêlée agressive qui donne un essai de pénalité (61e). Puis sur une touche, Laure Touyé est à la conclusion d’un ballon porté très bien négocié (64e).

Les lignes arrières ont libéré les chevaux, alternant entre jeu au pied d’occupation et jeu à la main. Joanna Grisez, autrice d’un triplé ce soir (3e, 68e, 70e), a répondu à toutes les attentes sur ses capacités de finisseuse. "C’est le rêve de toute ailière d’avoir autant de ballons. On a su s’envoyer des ballons dans de bonnes conditions. Merci aux copines de me faire kiffer", confiait Joanna Grisez avec le sourire.

Un passage à vide bien négocié

Malgré tout, la France a encore connu un temps faible, juste après la reprise, où les occasions se sont multipliées sans se concrétiser. "Il y a deux mêlées à 5 mètres où on se fait prendre sur la rentrée parce que les Italiennes jouent avec les règles. Il y a des occasions près des lignes où on va trop vite. J’espère que la semaine prochaine, on rentrera dans l’en-but et qu’on marquera ces occasions-là", confirmait Thomas Darracq, sélectionneur du XV de France.

Une différence majeure subsiste en contraste avec les matchs précédents. Les Bleues ne se sont pas affolées. Nous voyons que l’équipe a grandi car nous n’avons pas paniqué. On avait la balle, mais on ne marquait pas, mais on a gardé notre calme et, au final, c’est passé avec un bon score", se réjouissait Caroline Drouin, N°10 des Bleues.

Gauthier Baudin