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Fickou : "Quelques joueurs étaient très émus"

A 21 ans, Gaël Fickou va participer à sa première Coupe du monde.

A 21 ans, Gaël Fickou va participer à sa première Coupe du monde. - AFP

Sélectionné parmi les 31 qui disputeront la Coupe du monde, Gaël Fickou était l’invité de l’Intégrale Sport ce dimanche sur RMC. Le centre ou ailier du XV de France est revenu sur cette matinée difficile, pendant laquelle cinq joueurs ont quitté le groupe.

Gaël Fickou, ça doit être un immense soulagement de faire partie des 31 ?

Oui, c’est sûr qu’on avait tous beaucoup de pression par rapport à ça, parce que c’est quand même une aventure extraordinaire. C’est l’objectif de tout sportif. Surtout qu’on s’est énormément préparé, donc dès que j’ai vu que j’y étais, c’était un gros soulagement.

Cette annonce a-t-elle parasité votre préparation ?

Honnêtement, on s’est concentré sur ce qu’on devait faire collectivement. Après, c’est sûr qu’on avait tous ça dans un coin de la tête, puisqu’aller à la Coupe du monde, c’est notre objectif à tous. Si on avait pu y aller à 36, ça aurait été parfait, mais malheureusement on ne peut être que 31 et ça fait mal au cœur de voir partir cinq collègues avec lesquels on a vécu une première très grande aventure.

« Ça fait vraiment mal au cœur »

Comment ça s’est passé ? On imagine que Philippe Saint-André vous a parlé avant de l’annoncer à la presse, quels ont été ses mots ?

Il nous a dit après le match samedi soir qu’il irait voir les joueurs qui n’étaient pas gardés ce matin (dimanche). Et après, on avait une réunion à 11h pour nous communiquer les noms des joueurs qui partaient. Personnellement, il ne m’a rien dit, mais on a eu une réunion collective où il a remercié les cinq joueurs qui ont joué le jeu jusqu’au bout et qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Et surtout, il leur a dit que c’était un choix mais qu’ils n’avaient rien à se reprocher. Ça fait vraiment mal au cœur de voir partir ses collègues parce que ça aurait pu être nous. On s’est mis à leur place et honnêtement, ça nous a déchiré. Quand on voit l’investissement qu’ils ont donné au quotidien et au final, on n’est plus que 31... Mais ça fait partie du jeu.

Il y a eu des larmes ?

Quelques joueurs étaient très émus. C’est mon cas car j’apprécie énormément les mecs qui sont partis. Ça m’a vraiment fait de la peine car ce sont des super joueurs.

Vos débuts ont été assez contrariés, ça doit être du coup assez formidable à vivre…

Oui, j’ai souvent été appelé dans le groupe sans jouer. Ces derniers matches, j’ai eu la chance d’être deux fois titulaire contre l’Italie et l’Angleterre. Et là, deux fois remplaçant. C’est une grande fierté de porter ce maillot et surtout une chance de pouvoir représenter son pays et jouer dans cette équipe.

En ce début de préparation, vous êtes rentré à l’aile et au centre. Quelle est votre préférence ?

Je préfère jouer au centre. On en a discuté avec les coachs, on doit pouvoir dépanner en cas de problème à l’aile. Wesley Fofana et moi, on est capables de couvrir ces postes. C’est une arme de plus et c’est pour le bien de l’équipe. Je préfère jouer au centre mais s’il faut jouer ailier, je le ferai pour l’équipe car c’est toujours un honneur de pouvoir jouer en équipe de France.