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Guirado: "J’espère être à la hauteur"

Guilhem Guirado

Guilhem Guirado - AFP

Guilhem Guirado était l’invité de Direct Laporte, ce lundi sur RMC. Le talonneur de Toulon a évoqué ce rôle de capitaine des Bleus qu’il endossera lors du prochain Tournoi des VI Nations. Avec la volonté de redorer le blason du XV de France.

Guilhem, grâce à votre statut de capitaine, vous êtes sûr d’être dans la liste pour le Tournoi…

Oui, mais il y a toujours un peu de stress quand même. On sait qu’on est très attendus et que ça va être le Tournoi d’une nouvelle ère. On se doit d’être prêts pour retrouver une belle équipe de France.

Appréhendez-vous cette double casquette de talonneur et capitaine de l’équipe de France ?

Je le dis souvent mais je n’ai pas trop le temps de me projeter parce qu’on a un mois de janvier assez important avec nos clubs respectifs. On reste imprégnés de cette ambiance en club, où on travaille toute la semaine. Donc je n’ai malheureusement pas trop le temps d’y penser et je me consacre uniquement à Toulon. J’y penserai quand on travaillera sur le terrain, surtout pendant la semaine avec ce premier match du Tournoi (le 6 février contre l’Italie au Stade de France, ndlr).

Est-ce que les petits nouveaux vous vouvoient et vous porte votre sac désormais ?

Pas du tout. C’est plutôt moi qui reste discret parce que je ne les connais pas. Tant mieux s’ils sont à l’aise, chose que je n’ai jamais réussie en arrivant dans un groupe.

Et les regards des joueurs de votre génération ont-ils changé ?

Ça chambre un peu. Il y a toujours des petites piques qui partent mais ça reste amical. J’espère qu’ils seront avec moi pour jouer ces premiers matches.

« Si j’ai été choisi, c’est que je dois avoir certaines qualités »

Avez-vous déjà endossé ce rôle capitaine dans le passé ?

Oui à Perpignan durant la saison 2013-2014, où le club descend. Chez les jeunes, j’ai aussi été capitaine un an ou deux. Ce n’est pas quelque chose que je recherche parce que je suis quelqu’un de discret, qui n’aime pas trop se mettre en avant. Mais si on me donne cette possibilité, je vais essayer de m’y tenir. Talonneur est un poste où il faut donner son ressenti et écouter les autres pour avancer. C’est le poste qui est voué à ça et si j’ai été choisi, c’est que je dois avoir certaines qualités.

Avez-vous hésité à accepter ce capitanat ?

Il y a eu un petit entretien et je ne me suis pas posé la question d’accepter ou pas. Je me voyais mal refuser. J’ai cru en ce que m’a dit Guy (Novès) et j’espère que je serai à la hauteur des attentes, surtout en étant bon sur le terrain.

Le vice-capitaine a-t-il été désigné ?

Je pense que ça restera en interne et que vous le verrez sur les matches. Il y a une réflexion sur la composition de l’équipe et ça va se faire au fil de l’approche du match et dans la semaine de préparation.

Avec Bernard Laporte à Toulon et Guy Novès en équipe de France, vous avez deux managers de caractère. Ont-ils des points communs ?

Ce sont des entraîneurs qui en imposent rien qu’avec le discours et entraînent toute une équipe derrière eux. J’apprends à connaître Guy mais je n’ai pas besoin de préciser tout ce qu’il a gagné au Stade Toulousain. Bernard aussi. La plupart de leurs victoires sont dues à leur management et ce discours qui trotte dans la tête des joueurs et leur permet de se transcender pour être les meilleurs toute une saison, et en particulier sur les gros matches.

la rédaction avec Direct Laporte