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Lagisquet : "Notre équipe est taillée pour mettre du volume de jeu"

Les apparitions de Patrice Lagisquet se font rares devant la presse. A la veille d’affronter la Roumanie, l’entraîneur des arrières du XV de France était présent en conférence de presse. Il est notamment revenu sur le retour de Wesley Fofana, mais à surtout défendu les intentions des Bleus dans le jeu. Si Patrice Lagisquet se méfie des Roumains, il annonce néanmoins la couleur : l’équipe de France va viser le point de bonus !

Fofana effectue son retour (il était blessé pour le premier match face à l’Italie), dans quelle mesure est-il important dans votre système ?
C’est un des joueurs qui a effectué le plus grand nombre de matches depuis 2012 avec Yoann Huget. Il a connu quelques pépins physiques car il a effectué de grosses saisons avec Clermont.

Est-ce un risque de titulariser à nouveau Louis Picamoles, qui a été le meilleur joueur face à l’Italie, alors qu’il y a moins de quatre jours de récupération entre les deux matches ?
Non. On essaye de prendre en compte son état physique. Et même s’il a enchaîné tous les matches de préparation, son temps de jeu cumulé n’est pas excessif. On savait qu’en alignant Damien Chouly et Louis Picamoles en troisième-ligne, on aurait un souci et qu’on serait obligé de faire démarrer un des deux l’Italie et la Roumanie à la suite. Mais il se peut qu’on le « coache » rapidement en cours de match.

Quelle sera votre tactique face à la Roumanie ?
On ne va pas dévoiler la stratégie ! Les Roumains ont une équipe solide. On va être respectueux de notre adversaire. Nous avons une équipe qui est taillée pour se déplacer et mettre du rythme. C’est ce qu’on a essayé de faire contre l’Italie. Mais le rythme a été haché en raison des nombreuses fautes des Italiens. On va partir dans le même esprit.

Visez-vous le point de bonus ? 
Oui, ça reste important. Il faut aller chercher des bonus pour jouer la première place lors du dernier match face à l’Irlande.

« On se précipite un peu trop »

Concernant l’animation offensive, sur quel point pouvez-vous encore progresser ?
C’est sur l’efficacité après les franchissements. Quand on sent que l’adversaire est un peu fatigué et qu’on peut s’engouffrer dans les intervalles, on se précipite encore un peu trop. On l’a vu face à l’Italie. Il y a trois ou quatre situations où on avait bien construit nos attaques où l’on s’est un peu précipité. Ces deux matches face à la Roumanie et le Canada tombent bien pour aller plus loin au niveau de la réalisation. On peut aller chercher de la confiance.

Avec Nyanga et Ouedraogo en troisième-ligne et Fickou et Fofana au centre, l’équipe de France peut-elle changer un peu son jeu ?
Oui, ça peut nous permettre d’avoir un peu plus de vitesse et d’être plus fluide au niveau des transmissions. Mais ce n’est pas ce qui nous a le plus gêné face à l’Italie. Mais même si ces joueurs amènent plus de vitesse, il ne faut pas non plus oublier de fixer l’équipe adversaire. On se rend compte que chaque équipe à une organisation défensive et ce n’est pas si simple à déstabiliser. Il faut accepter de tenir le ballon et d’aller défier pour trouver des espaces. Même si notre équipe est taillée pour mettre du volume de jeu, il faut quand même passer par la case défi.

Pour finir, un petit mot sur Morgan Parra qui va débuter ce match…
Dans notre équipe, il n’y a pas beaucoup de joueurs qui ont beaucoup de capes. Lui, c’est le cas. Il va amener son mental. Mais aujourd’hui, il est devenu un meneur de jeu accompli. Il a une panoplie technique complète et dans la gestion du jeu, il est de plus en plus pertinent. Il a le vécu, c’est important de lui donner le temps de jeu qu’il mérite.

Maxime RAULIN à Londres