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Papé : "Il n’y a pas mieux que jouer contre les Anglais"

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Deuxième test pour le XV de France. Après la défaite à Twickenham la semaine dernière (19-14), les Bleus reçoivent l’Angleterre ce samedi (21h). Revenu d’une longue suspension, Pascal Papé sera capitaine. Plein de hargne et d’envie.

Pascal Papé, Philippe Saint-André dévoilera sa liste des 31 dimanche. Ressentez-vous ce contexte particulier avant d’affronter l’Angleterre ?

On est encore dans une phase de préparation. Demain (samedi), nous attend un vrai test face à l’équipe d’Angleterre. Chaque joueur est très concentré. On a fait une semaine de boulot plutôt studieuse. J’ai senti vraiment tous mes coéquipiers en alerte, avec une vraie détermination. C’est sûr que c’est un match de préparation avec beaucoup de pression puisqu’il y a une liste de 31. Mais il ne faut pas galvauder le plaisir et la fierté qu’on pourrait avoir pendant la partie et le maillot qu’on aura sur les épaules. Il faut se mettre en mode « ne rien regretter à la fin du match et se dire qu’on a tout donné ».

Affronter l’équipe-type anglaise, est-ce une bonne façon de vous tester ?

Que ce soit l’équipe-type anglaise, à la limite, ce n’est pas notre problème. J’ai vraiment envie qu’on se concentre sur nous, sur l’équipe de France, sur ce qu’on va donner, l’état d’esprit qu’on va y mettre. Et surtout, sur la détermination qu’on va avoir pour gagner ce match. Même si c’est un match de préparation avec encore pas mal de détails à régler, la seule chose qui nous importe, c’est vraiment la victoire.

Gagner vous ferait du bien mentalement ?

En tout cas, ça donne toujours un peu de confiance. C’est pour ça qu’on veut absolument gagner, prendre de la confiance pour la suite.

Y a-t-il une pression particulière ?

On est un club de 36, j’ai envie de dire. Il n’y a pas de pression particulière, si ce n’est sur les 23 qui seront sur la feuille parce qu’il faut qu’on valide le travail qui a été fait depuis sept semaines. Sur les 23, il y en a pas mal qui n’ont pas joué la semaine dernière. On a envie de retrouver ce petit parfum de compétition. Et encore une fois, c’est un test contre les Anglais. Le terme amical n’existe pas. Pour nous, c’est peut-être le meilleur challenge qui puisse nous arriver en ce mois d’août.

C’est donc un adversaire toujours à part…

Pour moi, pour les 35 autres et pour, je pense, les 66 millions de Français. C’est une équipe redoutable, qu’on aime jouer parce que ça fait toujours de grands matches. Comme préparation, il n’y a pas mieux que jouer contre les Anglais. C’est une étape de plus vers le Mondial. On est en France, on a envie de montrer aux Français qu’on est en forme, qu’on en bave depuis sept semaines. On bosse bien et on a envie de valider ça par une victoire contre ces Anglais. Le plus important, c’est le capital confiance et donc la victoire.

La dernière fois qu’on vous a vu en Bleu, c’était face à l’Irlande. Depuis, il y a eu cette suspension…

Je ne m’en rappelle plus ! Là, on est en mode Coupe du monde. Ça fait un moment que je n’ai pas eu le maillot bleu sur mes épaules. Vous ne pouvez pas vous rendre compte à quel point ça manque.

Sentez-vous le groupe en forme ?

On a super bien bossé et j’espère qu’on sera en forme. Après, le rythme d’un match est particulier. Mais pour avoir eu le sentiment des autres joueurs la semaine dernière, ça a été dur mais ils ont eu le sentiment d’être plutôt en forme. Donc j’espère que nous qui avons eu une semaine de plus de boulot physique, on sera aussi dans la même lignée.

L’annonce imminente de la liste n’a donc pas d’incidence ?

Inconsciemment, il y a une petite pression supplémentaire mais il faut essayer de passer outre et se dire qu’encore une fois, ce n’est que du plaisir de porter ce maillot, notamment contre l’Angleterre. Il y a forcément un peu de pression mais je suis persuadé qu’elle sera positive. On sait que c’est tout un collectif qui devra se lever. Une somme d’individus pour un collectif, c’est la seule manière de briller.

Le capitanat, c’est important pour vous ?

Je me concentre vraiment sur ma performance. Le capitanat, c’est anecdotique, même si c’est une fierté au fond de moi. Je sais que j’aurai deux charnières et des leaders dans ce groupe pour m’épauler dans les moments difficiles et les moments forts de ce match. Pas de pression particulière, c’est simplement une fierté profonde.