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Pro D2: Lille ne comprend pas

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Débouté par le CNOSF lundi, Lille se bat toujours pour accéder à la Pro D2, malgré le rejet des instances. Dans le Nord, le sentiment d’incompréhension prédomine.

Le feuilleton continue pour le LMR (Lille Métropole Rugby). Le club nordiste, qui a obtenu sportivement sa montée en Pro D2, ne peut pas évoluer à l’étage supérieur. Après avoir été recalé par la DNACG (Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion) et ensuite par la commission d’appel de la fédération, le CNOSF a donné lundi un avis défavorable en ne voulant pas remettre en cause la décision de la FFR. Pourtant les comptes du club sont dans le positif. Le budget est ainsi passé de 2 à 5 millions d’euros pour la saison prochaine.

« On a l’impression de ne pas être entendu, regrette Stéphane Desreumaux actionnaire majoritaire du LMR. Nous passons d’un système amateur à un système professionnel. Nous avons fait un travail énorme. Peut-être n’a-t-il pas été suffisamment entendu et reconnu par les gens de la fédération. Lors de la réunion de conciliation avec le CNOSF, la Ligue a dit, très fortement, que Lille devait être aujourd’hui en Pro D2. Et nous n’avons pas pu concilier parce que les gens de la fédération n’ont pas souhaité le faire. » Pour rappel, la fédération reproche au club ses comptes dans le rouge la saison dernière qui auraient dû empêcher sa montée. Des comptes que la FFR avait cependant validés...

Des répercussions sur la santé des joueurs

Le LMR et ses dirigeants ont décidé de défendre leurs droits et ont saisi le tribunal administratif de Versailles. Stéphane Desreumaux a même demandé le soutien du ministre des Sports Patrick Kanner. Une réponse est souhaitée avant le 21 août, date de reprise du championnat de Pro D2. La Ligue serait prête à décaler le premier match à Perpignan si l’avis du tribunal se faisait attendre. En cas de réponse positive, le LMR jouera en Pro D2. Coté terrain, le travail continue. Même si la situation pèse dans les têtes et les corps.

« Je n’ai pas envie de penser qu’on ne veut pas de nous. Si c’est le cas, il vaut mieux le dire clairement, c’est plus simple, lance le directeur sportif Yann Defives. Ce n’est facile pour personne. Les joueurs se posent la question. Ils ont des problèmes de sommeil, des problèmes de récupération, parfois à l’entraînement on le sent. Pourtant, ça ne lâche pas. »

J.Bo