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Rugby: le président de l'Olympique Marcquois explique le rejet d'une fusion avec Biarritz

Dans une interview accordée à RMC Sport, le président de l'Olympique Marcquois Rugby Lille Métropole, Olivier Gradel, explique pourquoi il rejette toute idée de fusion avec le Biarritz Olympique.

"C'est ferme et définitif". L'Olympique Marcquois Rugby Lille Métropole ne fusionnera pas avec le Biarritz Olympique, qui cherche à se délocaliser après un désaccord profond avec la mairie. Olivier Gradel, le président du club nordiste actuellement en quatrième division (Fédérale 1), l'a confirmé et expliqué dans un entretien accordé vendredi à RMC Sport: "Il n'y aura pas de délocalisation du Biarritz Olympique à Lille, en tout cas à Marcq-en-Barœul et en s'appuyant sur notre structure".

Cette fin de non-recevoir annoncée publiquement vient après une rencontre avec le président biarrot Jean-Baptiste Aldigé. "Les échanges ont plutôt été intéressants et constructifs, relate Olivier Gradel. Mais on n'a pris aucun engagement à son égard. J'ai enchaîné derrière un certain nombre de réunions avec mes partenaires et mon comité de direction. (...) On a décidé de rejeter sa proposition à l'unanimité. (...) Je lui souhaite bon vent dans la suite de son projet."

Il ne voulait pas être le "fossoyeur" du BO

S'il tient à refermer le dossier dès à présent, c'est notamment en raison d'échos contraires dans la presse. "Il est allé dans une interview avec des journalistes expliquer que tout était signé et qu'il allait venir", déplore Olivier Gradel, "agacé" par certaines méthodes de communication de Jean-Baptiste Aldigé. "Il ne faut pas qu'il me prenne pour un lapin de six semaines", sourit le dirigeant marcquois.

"Aujourd'hui, je gère un vrai projet, ambitieux. (...) Si je ne siffle pas la fin de la récré, je fais tout exploser chez moi", soutient Olivier Gradel, qui n'avait aussi aucune envie d'être considéré comme le "fossoyeur" du BO. De surcroît, il se dit convaincu qu'il est impossible de regrouper "deux clubs qui sont à 1.000 kilomètres l'un de l'autre et avec des cultures diamétralement opposées".

À défaut de se faire avec l'Olympique Marcquois, le Biarritz Olympique peut-il renaître ailleurs dans la région? "Je ne pense pas", répond Olivier Gradel qui, ouvert à des investisseurs, est en tout cas très content de ce coup de projecteur sur son club. "Quelque part, on remercie Biarritz de nous avoir mis dans la lumière."

JA