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Bayonne - Stade Français : malheur au vaincu

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Le maintien en Top 14 pour les premiers, la qualification pour les phases finales et la Coupe d’Europe pour les seconds : le choc entre Bayonne et le Stade Français (18h30), même délocalisé à Anoeta, ne manquera pas de saveur. Loin de là.

Il y a des matchs qui comptent plus que d’autres. Ce samedi, celui entre Bayonne et le Stade Français vaudra très cher. Relégable, à trois journées de la fin après la victoire d’Oyonnax sur Bordeaux-Bègles en match en retard, l’Aviron Bayonnais doit absolument l’emporter s’il ne veut pas accompagner le voisin, Biarritz, en Pro D2. Un succès d’autant plus impératif face au club de la capitale qu’il rapprocherait les Basques du maintien car, dans le même temps, leurs deux principaux rivaux, Oyonnax et Perpignan, s’affrontent à Aimé-Giral. 

Mais le Stade Français est, lui aussi, dans une passe compliquée. Les protégés de Gonzalo Quesada ont quasiment été toute la saison dans les six qualifiables, voire même leaders, mais leur seule victoire lors des six derniers matchs a plombé une fin de saison qui s’annonçait pourtant magnifique. Les phases finales et une qualification pour la prochaine Coupe d’Europe, longtemps dans l’escarcelle, n’ont jamais été aussi proches de s’envoler. « C’est un match de phase finale, martèle le demi d’ouverture international Jules Plisson. Malheur au perdant, parce que si on n’arrive pas à battre Bayonne, la qualification sera impossible. Et la relégation se rapprochera pour eux s’ils perdent chez nous. Ce serait un peu cruel pour nous si à la fin de saison on n’était pas qualifié. Tout le club le mérite. »

Question de survie pour l'Aviron Bayonnais

Manu Mérin, président de l’Aviron Bayonnais depuis un mois, compte, lui, bien stabiliser le club dans l’élite. « On aurait préféré que les Parisiens viennent en vacances dans le Pays Basque, affirme-t-il. Ce ne sera pas le cas. On joue une survie par rapport à ce que représente l’Aviron Bayonnais dans la ville et dans notre Pays Basque. Les joueurs ont pris conscience de l’enjeu. » Voir descendre les deux clubs voisins en Pro D2 serait un séisme pour la région. Alors forcément le public sera un atout de plus pour le XV bayonnais. Le match est délocalisé à Anoeta, antre de la Real Sociedad… mais dans lequel les Bleu et Blanc se sentent à l’aise, eux qui l’ont emporté à trois reprises en… trois matches. Dont une face au Stade Français en 2009. De bon augure ?

Cette semaine, les deux clubs sont partis en stage. A Cambo-les-Bains pour l’Aviron Bayonnais et à Hendaye pour le Stade Français, dans la thalasso de … Serge Blanco. Un bol d’air qui a fait du bien aux joueurs de Gonzalo Quesada. « Cela nous fait du bien d’être ensemble, confie le talonneur parisien Laurent Sempéré. Je crois que notre force cette saison, ça a vraiment été d’être un groupe. » Il faudra que le Stade Français le reste samedi. Les Bayonnais n’ont perdu que trois fois à domicile cette saison et les Parisiens ont gagné trois fois à l’extérieur, chez trois mal classés. Le suspense reste entier.

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Stade Français

Maxime Chataigner