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Le Top 14 soutient le Stade Français

Supporteurs du Stade Français

Supporteurs du Stade Français - -

Interrogés sur les affres qui frappent le Stade Français, les présidents des grands clubs du Top 14 se montrent solidaires. « On a besoin du Stade Français », affirment-ils en chœur.

A l’heure où le Stade Français traverse une grave crise qui pourrait lui coûter sa place en Top 14, les présidents des grands clubs français affichent une solidarité sans faille. « Le rugby français a besoin d’un tel club, affirme Mourad Boudjellal, le président du RC Toulon. C’est un acteur plus qu’important pour l’équilibre du Top 14. Une rétrogradation serait une très mauvaise nouvelle. C’est un club qui fait rêver et qui attire les foules. Si j’étais entraîneur de La Rochelle j’aurais peut-être un autre discours, mais là, je suis pour que le rugby français laisse du temps au Stade Français pour qu’il puisse se retourner. »
En dépit de la rivalité régionale qui oppose les deux clubs, Jacky Lorenzetti abonde dans ce sens. « Ce qui se passe me navre, avoue le président du Racing-Métro 92. Le Stade Français a beaucoup apporté au rugby. Au niveau du spectacle d’abord, puis sur un plan purement sportif. Ensuite plus égoïstement, le Racing et le Stade Français ont besoin l’un de l’autre. Cette rivalité nous est bénéfique. »
René Bouscatel, le président du Stade Toulousain, ne se réjouit pas des problèmes rencontrés par son homologue parisien. « J’ai une pensée très amicale à l’égard de Max Guazzini. J’espère que le Stade Français trouvera des solutions. Bien sûr, le monde ne s’arrêtera pas de tourner, mais ce serait une très mauvaise nouvelle pour le Top 14 si la rétrogradation se confirmait. »

Croque-mort et charognards

Aucun d’entre eux ne veut en tout cas se positionner au niveau du mercato. Pas question pour l’instant de guigner l’une des pépites parisiennes en cas de rétrogradation en Pro D2. « J’ai une morale dans les affaires et un peu de pudeur, souligne Boudjellal. Je ne suis pas le croque-mort de Lucky Luke qui mesure le corps avant de le glisser dans le cercueil. Je préfère aller négocier Bastareaud avec un Stade Français en bonne santé. Après, avec Bernard Laporte, on trouvera toujours des solutions. »
Plus direct, René Bouscatel n’exclut pas de compléter son effectif, même s’il reste prudent. « J’espère que les clubs français se comporteront dignement, glisse le président toulousain. En tout cas, nous ne ferons rien a priori qui puisse porter atteinte à une possible solution que pourrait trouver Max dans les délais très courts qui lui sont maintenant impartis. On ne va pas se comporter en charognards. Mais, in fine, s’il fallait trouver des solutions pour certains joueurs, on le ferait en parfaite harmonie avec Max. » Prochain épisode de cette tragi-comédie, lundi, lors du prochain passage du Stade Français à la DNACG.

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