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Papé : « Prouver que le Stade Français n’est pas mort »

Pascal Papé

Pascal Papé - -

Pascal Papé était hier l’invité de l’Intégrale Sport. Pressé d’en découdre, le capitaine du Stade Français a dévoilé les ambitions de son club pour cette nouvelle saison de Top 14. En ligne de mire, les phases finales pour le club parisien.

« Pascal, après une dizaine d’années au haut niveau, avez-vous toujours une certaine pression avant de commencer cette saison 2012-2013 ?

Évidemment. Il y a toujours cette petite boule au ventre avant de rentrer dans ce championnat. C’est toujours la même chose : une saison qui démarre avec des nouveaux objectifs et cette bonne pression qui nous anime jusqu’au coup d’envoi.

Cette année encore, les places pour les phases finales vont être très chères…

Bien sûr ! Toutes les journées vont être importantes. Le Top 14 se resserre de plus en plus et je crois que ce sera une bataille tous les weekends pour gagner des points. La saison sera longue et difficile, mais le Top 14 est un des plus beaux championnats au monde et nous sommes tous très heureux d’y participer. Au Stade Français nous avons envie d’évoluer, de passer un cap. L’an dernier, nous avions terminé à la « place du con » (la 7e, nldr). Cette année, nous avons vraiment envie de goûter au parfum des phases finales et prouver que le Stade Français n’est pas mort.

Votre club est sevré de titres depuis 5 ans maintenant. Vous devez avoir les crocs…

Cinq ans oui… Jusqu’à récemment, le Stade Français avait pour habitude de gagner un titre tous les deux ans. Là, ce n’est plus le cas, mais tous les joueurs de cette équipe ont envie de redorer ce blason, d’aller de l’avant, et de connaitre de nouvelles joies sous ce maillot. Nous sommes extrêmement motivés pour cela. J’espère que nous allons nous régaler du point de vue collectif et que nous terminerons dans les six premiers. 

Le facteur mental est-il primordial dans ces cas-là ?

Le rugby est un sport de combat et le mental représente 50%. Cela demande énormément de concentration, de motivation. Quand on n’est pas prêt mentalement, il y a une faillite collective qui s’installe. Par contre, quand on a décidé de le faire, tout rentre dans l’ordre et on prend du plaisir dans la souffrance et dans la joie. C’est la particularité de notre sport.

« Il faudra se méfier de tout le monde »

Vous devez être également tous impatients d’évoluer dans le nouveau stade Jean Bouin, dont les travaux sont prévus fin mars ?

Je ne suis pas architecte, mais j’espère qu’on pourra y jouer au moins un match cette saison. C’est l’objectif du président Thomas Savare et de tout le club. Il me semble que c’est bien parti. Cela va faire du bien à tous car nous aurons un stade tout neuf, un des plus beaux stades de France voire d’Europe. Quand on est joueur, c’est un rêve de pouvoir évoluer dans un stade comme le nouveau Jean Bouin. On est très pressé d’y être, c’est sûr !

Quel est votre avis sur Toulon, qui s’est considérablement renforcé ?

Toulon est évidemment une grosse cylindrée. C’est une équipe expérimentée avec des joueurs qui ont beaucoup de sélections en équipe nationale. Si la mayonnaise prend, ce sera bien sûr un prétendant au titre. Mais beaucoup d’équipes auront leur mot à dire et il faudra se méfier de tout le monde. »

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