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Racing-Stade Français : le derby qui sonne creux

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Mal en point en championnat, le Racing et le Stade Français s’affrontent ce samedi soir (20h40) au Stade de France pour le compte de la 12e journée de Top 14. Un derby francilien qui manque cruellement de saveur.

Cela aurait pu être un sommet du Top 14. Oui mais… non. Le derby francilien entre le Racing-Métro, 10e du Top 14, et le Stade Français, 8e, ne sera qu’une affiche de 2e partie de tableau, ce samedi soir (20h40), au Stade de France. D’ailleurs, pas plus de 45000 spectateurs sont attendus dans l’enceinte de Saint-Denis. Sur le plan sportif, l’enjeu est pourtant capital à défaut d’être excitant. Le Racing qui reste sur cinq revers consécutifs dont le dernier, contre Mont-de-Marsan (16-17), lanterne rouge du Top 14, peut profiter de cette rencontre pas tout à fait comme les autres pour se relancer… ou s’enfoncer. « Il ne faut pas croire qu’on a touché le fond parce qu’on a perdu contre Mont-de-Marsan à domicile. On peut encore aller plus profond si on ne ramène pas ces quatre points contre le Stade Français, lâche Antoine Battut, le 3e ligne du Racing. Ça passe ou ça casse. La manière, on s’en moque pas mal. »

Les retrouvailles entre les deux clubs franciliens, conservent toutefois un charme singulier : « On croise des joueurs en 3e mi-temps, on fréquente parfois les mêmes lieux, sourit Richard Pool-Jones, entraîneur-manager du Stade Français. Mais on a toujours envie de battre le voisin. » En dépit d’un contexte morose, le derby est aussi l’occasion de chambrer gentiment ses adversaires : « Il n’y a pas besoin de pacifier le derby, enchaîne l’Anglais. Nos amis et voisins banlieusards du Racing-Métro nous font l’honneur de nous recevoir au Stade de France. »

Arnald (Stade Français) : « Nous sommes sur les mêmes marchés »

Il n’y a pas que sur la pelouse que Racingmen et Stadistes sont en concurrence. Les deux clubs d’Ile-de-France sont aussi à la lutte sur le plan économique : « Nous sommes sur les mêmes marchés, remarque Pierre Arnald, directeur général du Stade Français. Sur le plan administratif, on voit les mêmes partenaires. Tous les clients qu’on essaye de faire venir nous disent qu’ils ont déjà une offre du Racing. »

Enfin, les deux formations vont bientôt changer de quartier. Dès 2013 pour le Stade Français qui quittera Charlety pour un stade Jean Bouin new-look (20 000 places). Le Racing, de son côté, devra attendre au moins deux ans de plus avant de quitter le vétuste Colombes pour la moderne Arena 92 et ses 35 000 places couvertes.

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