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Stade Français : les dessous d’un sauvetage

Bernard Laporte et Max Guazzini

Bernard Laporte et Max Guazzini - -

Le plan de reprise du Stade Français présenté lundi par la famille Savare a convaincu la DNACG. Le club parisien sauve sa tête en Top 14. Conséquences : Max Guazzini cède la présidence à Thomas Savare et Bernard Laporte ne devrait plus faire partie de l’aventure.

Le Stade Français peut respirer. Ce lundi, après son passage réussi devant la DNACG, le plan de reprise présenté par Max Guazzini et l’ancien joueur Richard Pool-Jones, autour de Jean-Pierre Savare, fondateur d’Oberthur Technologies, a été approuvé par l’organe de contrôle et de gestion du rugby français. La famille Savare et un groupe d’actionnaires apportent 9,5 M€, soit 2,5 M€ de moins que le plan mort-né annoncé par les Canadiens de la FACEM, avant que les masques ne tombent, et que l’escroquerie ne soit dévoilée. 

En marge du sauvetage du club, le club parisien a annoncé un changement important dans son organigramme. Le président historique du club parisien, Max Guazzini, a cédé sa place à Thomas Savare, le fils du fondateur d’Oberthur Technologies et actuel PDG de la société. Guazzini reste néanmoins au club et occupera une place de président d’honneur. « J’ai eu peur, admet Guazzini, mais l’important c’est que le club soit sauvé, moi, c’est sans importance. »

Un budget toujours en discussion

Bernard Laporte, initiateur du plan de reprise avec les Canadiens, ne devrait pas figurer dans l’organigramme du Stade Français version Oberthur. « Ça fait onze ans que je ne suis plus au Stade Français, je ne tenais pas à y être, c’est la FACEM qui m’a dit sans vous on n’y va pas, souligne l’ancien sélectionneur. Alors j’ai remis le bleu de chauffe. De toute façon, je ne m’imaginais pas éternellement dans l’aventure. »

Guazzini a tenu rendre hommage à l’ancien secrétaire d’Etat aux Sports. « J’ai une pensée pour Bernard (Laporte), je ne l’oublie pas, il s’est fourvoyé avec une bande d’escrocs, mais je n’oublie pas ce qu’il a fait. » L’enquête ouverte pour faits d’escroquerie, et menée par la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) suit son cours. Trois personnes liées à la FACEM ont été mises en examen.
Reste l’inconnu du budget, déterminant pour le volet sportif de l’affaire. Selon nos informations, le club prévoit un budget de 12 M€, mais pourrait devoir le porter à 16 M€, s’il veut conserver l’essentiel de son effectif. Les discussions au Stade Français sont loin d’être terminées. 

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