RMC Sport

Top 14: comment les joueurs vont-ils réveillonner ?

Comme de tradition depuis 2009, deux journées du Top 14 s’étirent autour de Noël et du Jour de l’an. Les sept matchs de la 15e journée se disputeront ainsi entre vendredi et dimanche. Une période de fête pendant laquelle les joueurs évitent les excès. Même si certains s’accordent quelques libertés.

Pendant que les autres trinquent, eux doivent penser au match. Enfin, un peu. Depuis 2009 en effet, sur la planète Top 14, on joue autour de Noël et du Jour de l’an. Les années ont forgé les habitudes et de l’avis général, les joueurs s’y sont faits, bon gré, mal gré. « Ça fait partie des exigences pro. On s'y plie et on fait avec », souligne Franck Azéma. Le coach de Clermont, en déplacement à Toulouse samedi, est de ceux qui responsabilisent les joueurs. « Je n'ai pas des gamins de 12 ans. Ils sont responsables et savent ce qu'ils ont à faire, explique Azéma. C'est important qu'ils se lâchent en famille. Profiter c'est normal. Mais je ne pense pas qu'ils vont abuser. »

Une attitude partagée au Stade Français par Gonzalo Quesada. « Les joueurs, on ne va pas les surveiller, prévient le technicien argentin. Ceux qui se foutent de notre prochain match, même si on leur dit de ne pas faire d'excès ils le feront. Et les concernés, conscients du besoin d'avoir l'équipe prête la semaine prochaine, je pense qu'ils feront attention. Je fais confiance aux mecs pour profiter en famille et d'arriver prêts. » Un message des coaches qui semble porter auprès des joueurs. Même si ces derniers n’hésitent pas à avouer quelques entorses.

A lire aussi >> la FFR insatisfaite du nouvel horaire du match du dimanche après-midi

« Si j’ai une bouteille de rouge dans chaque mollet… »

Il y a les prudents, conscients des conséquences potentielles sur un organisme bichonné tout au long de l’année, comme le Toulonnais Clément Ric, appelé à accueillir le Racing 92 le 1er janvier. « On va y aller doucement, ce serait con de se claquer au bout de deux minutes. Si j'ai une bouteille de rouge dans chaque mollet ça va être compliqué, sourit le pilier. Le principal c'est de passer du temps en famille. »

Il y a les habitués, qui se contentent du minimum, à l’image de Fulgence Ouedraogo. « Ça fait quelques années, soit le premier on est dans le bus en déplacement parce qu’on joue le 2, donc le 31 ce n’est jamais quelque chose de particulier pour nous, raconte le flanker montpelliérain. Souvent à minuit on souhaite la bonne année à tout le monde et on va se coucher en suivant. C’est rentré dans les mœurs. »

D’autres s’autorisent plus de légèreté. « La fête, tout le monde la fait, lance le Toulousain Gaël Fickou On est humain. On est comme tout le monde. Après, il y en qui la font plus que d’autres. » Le Clermontois Camille Gérondeau s’autorise lui aussi un peu de relâchement. « La saison est longue. Même si on ne fait pas d'excès, c'est important de se retrouver, et si on a envie de manger ou boire un peu de vin blanc, il faut le faire. Le rugby c'est important mais notre environnement aussi. On fait peut-être moins d'excès que les autres, mais on en profite quand même. » Sagement.

A lire aussi >> le Stade Français prend une fessée à Clermont, La Rochelle renverse (et écoeure) Bayonne

A lire aussi >> Lyon confirme l'arrivée de l'ex-All Black, Hosea Gear

S.R avec L.D, J.T, J.L