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Toulouse-Stade Français : merci les Bleus

Yoann Huget y est allé de son doublé

Yoann Huget y est allé de son doublé - -

Malgré une première mi-temps poussive, Toulouse a signé un succès bonifié face au Stade Français (43-16) qui lui permet de conforter sa troisième place du Top 14. Le retour des internationaux, en grande forme dimanche soir à Ernest-Wallon, a fait le plus grand bien aux Rouge et Noir.

Avant le coup d’envoi de la rencontre, Toulouse avait sans doute savouré les défaites de Toulon et Clermont, ses devanciers au classement. Et craint, peut-être plus encore, les succès de Castres et du Racing-Métro, revenant sur les talons des doubles champions de France. Le tout rendant la victoire face à des Parisiens en grandes difficulté hors de leurs bases (1 victoire, 9 défaites) un peu plus indispensable.

Côté toulousain, le mot d’ordre était donc on ne peut plus simple. Gagner. Avec le bonus offensif, si possible. Une mission rendue a priori largement accessible par le retour des internationaux en Haute-Garonne, combiné à une infirmerie enfin vide, là où le Stade Français déplorait les absences de Papé, Contepomi, Parisse ou encore Dupuy. C’est donc sans grande surprise que ce rapport de force déséquilibré s’est traduit au tableau d’affichage (43-16). Pour un succès bonifié largement dû aux retours des Bleus, auteurs de cinq des six essais.

Un banc décisif

Contre la plus mauvaise défense du Top 14 à l’extérieur (34,7 points encaissés par match en moyenne), les locaux ont pourtant mis longtemps à faire valoir leur supposée supériorité. Il aura même fallu un essai entaché d’un en-avant, signé Huget (25e), pour qu’ils prennent les devants dans un premier acte bien terne (10-9 à la pause). Même lorsqu’on croit la machine enfin lancée, après un essai d’école de Clerc (15-9, 50e), Paris rétorque aussi sec sur une croisée bien sentie de Porical pour Fainifo (15-16, 52e).

Mais le temps, et surtout le banc bien plus fourni de Toulouse, finira par faire son œuvre, implacable, malgré les bonnes intentions des visiteurs. C’est ainsi qu’Huget, tout en vitesse (54e), Dusautoir et Bregvadze, en puissance (60e, 77e), et enfin Médard (77e) se chargeront d’enterrer leurs hôtes et de valider un succès qu’ils ne pouvaient se permettre de laisser filer. « Une nouvelle saison commence », avait déclaré Novès une fois le Tournoi des VI Nations achevé. Elle débute donc plutôt bien, même si le retard à l’allumage des Toulousains pourrait être autrement plus fâcheux face aux grosses cylindrées que leur réserve leur menu.

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Stade Français

A.T.