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Fickou, Trinh-Duc, la mêlée : les tops et flops d’Ecosse-France

La France s’est inclinée (29-18) en Ecosse ce dimanche, lors de 4e journée du tournoi des Six Nations. Une défaite logique des hommes de Guy Novès, qui n’avaient plus perdu face au XV du chardon depuis dix ans. L’Angleterre est officiellement sacrée et tentera de s’offrir le Grand Chelem samedi prochain au Stade de France.

TOPS

La maitrise écossaise

Dix ans qu’ils n’avaient plus battu l’équipe de France. Et ça tombe sur Guy Novès. La défaite des Bleus en Ecosse, ce dimanche (29-18), rappelle l’immensité de la tâche du nouveau sélectionneur tricolore après quelques lueurs d’espoir en début de Tournoi. Ce match, ce sont surtout les Ecossais qui l’ont gagné. A la rue pendant les dix première minutes, les locaux ne se sont pas affolés. Ils ont profité des cadeaux de François Trinh-Duc. Ils se sont ensuite appuyés sur une conquête supérieure, à commencer par la mêlée. Lorsqu’à l’heure de jeu, les Bleus ont remis la main sur le ballon, l’Ecosse a maintenu sa flamme et sa concentration pour s’offrir une fin de match sans haut le cœur. La France ne jouera pas de « finale » face à l’Angleterre samedi prochain. Pire, en cas de défaite, elle pourrait finir à la 5e place. Un résultat digne de l’ère Philippe Saint-André.

Les frères Gray

Sans nuance, la paire de 2e ligne écossaise composée des frangins Jonny et Richie Gray a plané sur le match. Le grand blond, Richie, leader de ces pictes plein de panache, symbolise l’engagement, le cœur d’un XV au Chardon qui a mérité sa victoire. Il est sorti sous les ovations du public de Murrayfield.

Gaël Fickou

Le centre de 21 ans, façonné par Guy Novès à Toulouse, pèse de plus en plus dans la ligne d’attaque tricolore. En première période, il a été l’un des rares à avancer quasiment à chaque fois. Très tonique, il a surtout l’immense mérite d’inscrire l’essai de la relance juste avant la pause, d’une belle course tranchante. Le 3e essai de sa jeune carrière en bleu.

FLOPS

Le pied de Trinh-Duc

L’occasion était belle pour François Trinh-Duc de confisquer le poste d’ouvreur ce dimanche. Le joueur de Montpellier ne l’a pas saisie et l’éternel débat français autour de ce poste clé reste ouvert. Bien sûr, Guy Novès, qui fait de lui son premier choix en 10, devrait lui redonner sa chance. Mais Trinh-Duc pose plusieurs problèmes. A commencer par les doutes qui entourent sa capacité à assumer le rôle de buteur. En début de match, il a ainsi raté deux coups de pied a priori à la portée d’un buteur de stature internationale. Ratés tous les deux. On ne refait jamais l’histoire, mais ils auraient permis à la France de mener (10-0) après dix minutes de jeu. Un écart qui aurait sans doute pesé dans les têtes écossaises. Maxime Machenaud a d’ailleurs pris le relais, avec plus de succès. Dans le jeu, le pied de Trinh-Duc n’a pas non plus pesé.

La mêlée française

Habituel point fort du XV de France, la mêlée tricolore a souffert ce dimanche à Murrayfield, surtout en première période. Dominé par son vis-à-vis Alasdair Dickenson, le pilier Rabah Slimani, pénalisé, a ainsi coûté trois points à la France. Même constat son acolyte Jefferson Poirot, en difficulté côté droit, lui aussi pénalisé et puni par Greig Laidlaw.

L’indiscipline tricolore

Elle découle d’un impact écossais supérieur. Pour la première fois du Tournoi, les Bleus ont pêché sur la question de la discipline, dans des zones dangereuses qui plus est. La France a ainsi concédé 11 pénalités. Des fautes payées cash.

S.R