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France-Ecosse: Thomas remplaçant mais pas puni, promet Galthié

Remplaçant face à l’Ecosse, Teddy Thomas ne paie pas ses manques, assure le sélectionneur Fabian Galthié qui loue les atouts de l’ailier, suppléé sur son côté par Gaël Fickou plus consistant défensivement.

Son absence est un peu une surprise. Teddy Thomas est l’un des quatre joueurs à quitter le XV de départ de la France pour affronter l’Ecosse, vendredi au Stade de France (21h). Et l’un des deux sur choix tactique avec le troisième ligne Dylan Cretin, placé sur le banc au bénéfice d’Anthony Jelonch. L’ailier du Racing 92 retrouvera aussi la chasuble des remplaçants après avoir été titularisé en Italie, en Angleterre et face au pays de Galles. Le staff a préféré faire glisser Gaël Fickou à son poste et intégrer Arthur Vincent au centre.

Fickou coulisse pour "sa mobilité"

"Ça ressemble aussi à l’équipe qui a terminé le match, a justifié Fabien Galthié lors de l’annonce de l’équipe. La mobilité, la disponibilité et la polyvalence de Gaël densifient les couloirs face à des joueurs très athlétiques. Arthur Vincent, c’est l’activité au milieu de terrain, la complémentarité avec Virimi Vakatawa. Teddy, c’est la possibilité de l’avoir en couverture de quatre postes en fonction du scénario du match. Il peut entrer en tant qu’ailier et faire coulisser Gaël au centre si besoin."

Thomas paie peut-être ses manques sur le plan défensif où il est moins saillant. Une idée aussitôt battue en brèche par le sélectionneur qui vante les mérites de son ailier.

Galthié loue "sa vitesse" et "son côté félin"

"Pas du tout, a répondu Galthié. Il nous apporte tout son talent, son potentiel, sa vitesse, son côté félin et sa capacité à faire la différence ballon en mains. Il est aussi présent sur notre organisation défensive. Il apporte tout ce qu’il a et donne tout ce qu’il peut pour l’équipe. Plutôt que de parler de manque, je parlerais d’émulation et de compétence. Il y a la compétence de la ligne en place et l’émulation qu’apporte Teddy sur la feuille de matchs. Des atouts, encore des atouts et des points forts."

Il tentera de les mettre à profit - s’il entre en jeu - face à l’Ecosse. Auteur de deux essais en Italie (15 en 26 sélections), Thomas présente le profil d’un joueur pouvant dynamiter la fin de match. Cela tombe bien, les Bleus devront s’imposer avec le bonus offensif et au moins 21 points d’écart (ou 20 points d’écart et six essais marqués) pour remporter le Tournoi pour la première fois depuis 2010.

NC avec Jean-François Paturaud