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Les Bleus racontent les 20 dernières minutes complètement folles de France-Galles

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Le France-Galles remporté par les Bleus (20-18) ce samedi au Stade de France restera dans les mémoires pour son incroyable finish. Vingt minutes de temps additionnel à l’issue duquel les Bleus ont inscrit l’essai de la gagne. Joueurs et entraîneurs tricolores racontent.

Les historiens du rugby sont face à un beau challenge. Trouver la trace d’un match international qui s’est étiré 20 minutes au-delà de la sirène des 80 minutes. Parce qu’en zone mixte après la rencontre, les Bleus se retrouvaient sur un point. Ils n’avaient jamais vu ça. « Je me suis dit, on va jouer un match de foot », racontait l’arrière Brice Dulin. Pendant ces vingt minutes passées dans l’histoire, ils ont accumulé les états, le stress, la concentration, la frustration, la volonté et pour finir l’explosion. Cette histoire, il y a fort à parier qu’ils la raconteront longtemps après avoir raccroché les crampons.

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« Je pense que tous les gens qui étaient au stade aujourd’hui garderont un souvenir particulier de ce moment, parce que ça n’arrive pas très souvent. Le rugby est comme ça, il y a du combat, de la solidarité. Parfois on va rattraper des causes un peu perdues. C’était magique, commentait l’entraineur des avants Yannick Bru après la rencontre. Ça a été des minutes hyper intenses. Au bout d’un moment on n’est plus entraineur, on est supporter, spectateur. Sauf qu’il y avait beaucoup de consignes à passer. Il fallait qu’on soit plus blanc que blanc pour que l’arbitre accorde cet essai de pénalité. J’étais très pris par les consignes la gestion du banc, les kinés, les porteurs d’eau qui à chaque fois rentraient pour donner un mot, une info, un détail qui au final nous ont permis d’avoir cette rigueur. »

« Un plaisir multiplié »

Alors qu’ils faisaient le siège de la ligne galloise, que chaque mêlée, chaque pénalité sifflée retardait l’échéance, les Bleus n’ont pas compris les décisions de l’arbitre M.Barnes. Yohan Maestri était le plus véhément : « Il y avait un sentiment d’injustice. On aurait pu avoir gain de cause bien plus tôt. Il a fallu aller le chercher. Personne ne nous fait de cadeau. C’était criant. » Le demi de mêlée Baptiste Serin se montrait plus compréhensif : « C’est dur à arbitrer. Il faut le comprendre aussi. Il y a eu succession de mêlées. Il y a eu plein de petites règles qui sont entrées en compte. Il a quand même su gérer ça. »

Les joueurs ont insisté, ont attendu, puis voyant que ce fameux essai de pénalité ne venait pas… « Les gros ont été se la chercher. C’est leur travail qui a été récompensé », lançait l’ouvreur Camille Lopez. « On a décidé de rester froid dans nos têtes, prolongeait Louis Picamoles. On a décidé d’aller se le chercher. De ne le devoir à personne. C’est ce qui nous procure une joie supplémentaire. » Sur le banc lors de l’incroyable épilogue, le pilier Cyril Baille saluait un finish « incroyable ». « La fin était très stressante. On a prié jusqu’au bout pour encourager les copains », confiait le joueur du stade toulousain. Son coéquipier dans la ville Rose Gaël Fickou évoquait lui un plaisir « multiplié ». Depuis les tribunes, le sélectionneur Guy Novès soulignait un « fin de match de match héroïque ». « En tant que papy, je n’avais vécu ce genre de dénouement, reprenait Novès. Les gens intelligents qui me traient de papy vont en profiter. On ne peut être que fier de nos joueurs. »

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S.R avec JF.P