RMC Sport

Pool-Jones : "Si la France gagne, ça sauvera un peu l’honneur"

Après deux défaites au pays de Galles et en Ecosse, l’équipe de France achève son tournoi des Six Nations par un traditionnel « Crunch » face à l’Angleterre samedi (21h). Membre de la Dream Team RMC Sport et ancien international anglais, Richard Pool-Jones s’amuse de l’enjeu de ce match pour les Bleus, qui espèrent priver leur vieil ennemi du Grand Chelem.

« Pourquoi ça vous ferait autant plaisir à vous, les Français, de nous gâcher la fête ? Il n’y a que la France qui peut nous empêcher d’avoir ce premier Grand Chelem depuis 2003. On a presque l’impression que si vous gagnez contre nous et que vous nous empêchez d’avoir ce Grand Chelem, ce sera comme si vous aviez gagné le tournoi. Ça sauvera un peu votre honneur.

On peut dire que vous allez prendre un peu de plaisir mais on ne pourra pas dire que c’est un tournoi marqué par la réussite française. Ils ont gagné petitement contre l’Italie, ils ont perdu en Ecosse, un beau match contre le pays de Galles… C’est une équipe en pleine évolution, qui est jeune, avec un nouveau manager. L’équipe de France a quelques éléments positifs mais ce n’est pas encore la réussite.

« Le risque, c’est de prendre l’équipe de France de haut »

Aujourd’hui, l’équipe de France est relativement pauvre par rapport aux années précédentes. Le risque pour l’équipe d’Angleterre, c’est d’ailleurs de prendre un peu de haut cet adversaire qui se cherche, qui se forme. Il y a un peu moins de pression médiatique que par le passé. L’équipe d’Angleterre a pris confiance en elle, a appris dans la sévère défaite en Coupe du monde, a un nouveau sélectionneur. Et il y a des joueurs qui ont vraiment du talent, c’est une belle génération. Je ne pas sûr que l’équipe de France soit aussi dotée que les Anglais.

Dans les plans de Guy Novès, ce sera important pour la suite. Je pense que c’est une équipe de France qui se présente sans pression. De toute façon, le tournoi aura été un échec. Et je pense que les Français joueront avec beaucoup de liberté et qu’ils seront peut-être dangereux s’ils sont moins maladroits que contre l’Ecosse. »