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XV de France: "C'est vrai qu'on a fait n'importe quoi", déplore Moscato

Vincent Moscato est revenu ce lundi sur la crise de la "bulle" du XV de France. S'il ne demande la tête de personne, la figure du SMS, sur RMC, reconnait que la situation n'a pas été bien gérée par la Fédération.

Rarement le XV de France n'aura fait autant l'actualité entre deux matchs. Malheureusement, ce n'est pas pour le meilleur... Depuis l'apparition d'un foyer de Covid-19 à Marcoussis, la chasse au patient zéro, les révélations sur les "entorses" à la bulle sanitaire, les déclarations lunaires de Serge Simon et le coup de pression de Bernard Laporte, le groupe bleu nage en plein malaise. Regrettable, pour Vincent Moscato.

"Ça n’a pas été bien géré, voilà, on le sait, ça n’a pas été bien géré, a déploré ce lundi la vedette du Super Moscato Show, sur RMC. On est dans la merde alors que tout allait bien, et c’est dommage. Alors après j’espère que ça reviendra, je suis optimiste et je pense que ça va repartir petit à petit si on gagne le prochain match. J’aime mon sport, je ne vais pas dire 'il faut pendre untel ou untel', j’espère que tout se passera pour le mieux. Mais c’est vrai qu’on a fait n’importe quoi… Peut-être que moi j’aurais fait pire, c’est toujours dur de dire 'ils ont fait n’importe quoi et moi j’avais la solution', parce que je n’ai aucune solution, mais ça n’a pas été bien géré du tout. C’est un constat."

"Je crois que si ça gagne derrière, tout cela ne sera qu’un mauvais souvenir"

Pour autant, Moscato estime le XV de France capable de se remettre de ce triste épisode. "Est-ce que ça laissera des traces? Je crois que si ça gagne derrière, tout cela ne sera qu’un mauvais souvenir. C’est mon côté optimiste qui me fait dire ça, estime-t-il. Mais je le pense sincèrement parce que ce sont des gamins, à la mémoire courte, ils sont dans l’enthousiasme et auront une certaine tolérance par rapport à ce qui s’est passé."

A condition, comme le craint Denis Charvet, que le lien avec le staff et les dirigeants ne soit pas rompu. "Le problème de tout cela est que l’état d’esprit sur lequel se basait le XV de France reposait sur la confiance, rappelle l'ancien international. C’était leur force, et c’était le discours de Raphaël Ibanez, de Fabien Galthié, de tout le monde en fait. C’était le ciment de cette équipe, il y avait un cadre et il fallait s’y tenir. A partir du moment où tu perds la confiance, tu perds quelque chose en route. Il va falloir trouver des solutions pour crever l’abcès, pour se dire les choses, pour ne pas en arriver à des mini-clashs comme Bernard (Laporte) a fait vendredi. Il n’y a pas mort d’homme, ça ne sert à rien d’engueuler les joueurs."

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