RMC Sport

Trinh-Duc : "Franchement, j’ai eu peur"

François Trinh-Duc

François Trinh-Duc - AFP

Longtemps « oublié » par Philippe Saint-André, puis blessé une grande partie de la saison, François Trinh-Duc figure finalement dans la liste des 36 joueurs sélectionnés pour préparer la prochaine Coupe du monde (18 septembre-31 octobre) avec le XV de France. Invité du Super Moscato Show sur RMC, l’ouvreur montpelliérain ne cache pas qu’il a eu peur de passer à côté de ce grand événement.

François, avez-vous eu peur de ne pas être présent dans cette liste ?

Franchement oui, quand je me suis blessé (en octobre dernier, ndlr), que j’étais tout seul, un peu aux oubliettes au fond de mon canapé avec mon tibia cassé. Forcément, je voyais la Coupe du monde s’éloigner et puis petit à petit. Pendant ma rééducation, j’ai voulu revenir comme il faut, pas trop tôt mais assez en forme pour enchaîner les performances. Ces derniers jours ont été très longs pour moi. Je comptais les heures, voire les minutes, pour savoir quand ça allait tomber.

Vous êtes-vous dit un jour que vous ne reviendriez plus jamais chez les Bleus ?

C’est vrai que c’était compliqué avec l’équipe de France mais, depuis trois ou quatre ans, tous mes choix ou mes décisions ont été dictées par cette envie et ce but de faire la Coupe du monde. C’était un réel objectif. Pouvoir avoir un pied dans cette préparation, c’est une première étape. Ce n’est pas une finalité en soi car j’ai vraiment envie de participer à cette Coupe du monde. Je vais me donner à 200% pendant cette préparation pour figurer dans le groupe. Mais forcément j’y pense depuis deux ou trois ans, je m’entraîne dur et tous mes choix sont faits pour ça.

Pensez-vous bénéficier un peu du manque de garanties apportées par les autres ouvreurs depuis le début de l’ère Saint-André ?

Je ne vois pas les choses comme ça. J’ai eu la malchance de me blesser au mauvais moment, alors que j’avais réussi à remettre un pied en sélection avec le stage de pré-tournée du mois de novembre. C’est vous qui dites que personne ne s’est imposé, et peut-être tant mieux pour moi, mais je ne vois pas les choses comme ça. J’ai vraiment envie de participer à cette Coupe du monde. Se préparer physiquement et collectivement pendant deux mois, c’est une vraie chance et on pourra vraiment construire quelque chose en termes d’état d’esprit, d’efficacité et de rugby.

Jules Plisson a été appelé comme « 37e joueur » malgré sa blessure. Cela vous fait-il peur pour votre place dans la sélection définitive ?

On est quatre ouvreurs dans cette liste (Trinh-Duc, Michalak, Talès et Plisson), je suis très content d’y être. L’étape suivante c’est de faire une grosse préparation, d’arriver en forme. Pendant le mois de juin, je vais bien me préparer pour être en forme pendant la préparation et puis me donner à 200% pour montrer que j’ai vraiment ma place.