RMC Sport

XV de France - Dumoulin : "On est entré dans le vif du sujet"

Alexandre Dumoulin

Alexandre Dumoulin - AFP

Invité de l’Intégrale Sport sur RMC, Alexandre Dumoulin s’est dit ravi de retoucher le ballon après un premier bloc de préparation des Bleus axé sur le physique. Le centre de l’équipe de France (25 ans, 2 sélections) sait également que le couperet de la liste définitive des 31 se rapproche avec comme premier rendez-vous important le premier match de préparation face à l’Angleterre, le 15 août à Twickenham.

Alexandre, on suppose que le retour des entraînements rugby vous a redonné le sourire du côté de Marcoussis…

Oui, ça fait du bien, surtout après trois semaines de physique. Tout le monde est très content de retrouver le ballon. 

Ça fait presque deux mois que vous n’avez pas manié le ballon. Est-ce que les réflexes reviennent vite ?

Oui, ça revient vite. Il y a un peu plus de déchet que d’habitude. Mais on prend notre pied, il y a beaucoup d’enthousiasme pendant les entraînements. Retrouver le rugby, ça fait du bien dans les têtes.

Est-ce que vous avez commencé à travailler de nouvelles choses ?

Oui, il y a quelques nouvelles combinaisons. Mais sur les test-matches face aux Anglais (les 15 et 22 août, ndlr), je pense qu’on va essayer de faire des choses simples pour que ça marche le plus vite possible et rentrer fort dans ces matches. 

Après un Tournoi difficile, quel est le message du staff concernant le plan de jeu ?

Le message est clair, il faut être prêt pour les matches amicaux. On a déjà fait une séance en opposition avec beaucoup d’intensité pour être dans le vrai. On s’entraîne à balles réelles. Le plus dur va commencer avec les contacts.

« La concurrence est saine, il n’y a pas de crasse »

Les nations du Sud disputent actuellement le Four-Nations. Qu’avez-vous pensé du niveau de jeu de la Nouvelle-Zélande, de l’Afrique du Sud ou de l’Australie ?

C’est spectaculaire depuis le début de la compétition. Il y a beaucoup d’intensité, ils multiplient les temps de jeu. C’est assez incroyable. On se prépare donc en conséquence pour rivaliser avec ce genre d’équipes. 

Est-ce que ça vous inquiet ?

Oui, c’est impressionnant. Mais on espère que notre préparation physique va nous permettre de mieux nous déplacer et d’être plus forts sur les impacts. Mais aussi qu’elle va nous permettre d’être mieux dans notre rugby pour renverser ces équipes-là. 

Avec les oppositions à l’entraînement et le couperet de la liste définitive qui approche, peut-on dire que le jeu de la concurrence est bien lancé ?

La concurrence est là depuis le début. La concurrence, on l’a toute l’année en club, on a l’habitude, elle est présente, mais c’est sain, il n’y a pas de crasse, tout le monde donne le meilleur de soi-même.

L’intensité est-elle montée d’un cran aux entraînements ?

Oui, bien sûr. On est vraiment rentré dans le vif du sujet. On a démarré l’entraînement à 80% pour finir à balles réelles (rires) car c’est toujours compliqué de réguler l’intensité de chacun. Mais c’est bénéfique pour tout le monde et on retrouve le vrai jeu de rugby.

On suppose donc que vous attendez avec impatience la première rencontre face à l’Angleterre.

Oui, c’est clair. Quinze jours, ça va être très rapide. Il va falloir être très précis pour aborder ce premier match dans les meilleures conditions.