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XV de France : Novès promet du spectacle et remet en place Lièvremont

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Le nouveau sélectionneur du XV de France Guy Novès est officiellement entré en fonction ce dimanche. Invité de l’émission « Stade 2 », l’ancien boss du Stade Toulousain a affiché son intention de proposer un jeu ambitieux... et montré qu’il n’avait rien perdu de son piquant.

A 61 ans, Guy Novès est un vieux lion qui ne s’en laisse pas compter. Sa première sortie médiatique dans la peau de l’homme au poste le plus exposé de l’ovalie tricolore ? L’homme aux dix titres de champion de France avec Toulouse s’en est sorti sans faire trop de vagues. Déjà au fait de la dimension politique du job de sélectionneur, Novès s’est bien gardé de dresser le bilan de l’œuvre de son prédécesseur Philippe Saint-André. Pour décrire ses sensations face au crash des Bleus en quart de finale de la Coupe du monde (défaite 62-13 face à la Nouvelle-Zélande), Novès s’est contenté d’un bref : « Je suis comme tous les gens passionnés par notre sport, quand on voit notre équipe de France subir, on n’est pas bien. »

Le Novès sélectionneur respecte tout le monde. Ceux qui l’ont précédé, les clubs, les entraineurs. Il reconnait « l’énorme chantier » qui l’attend même s’il pointe déjà les limites de la durée des stages avec les joueurs. « Je ne me plains absolument pas, mais nous allons démarrer le tournoi le 6 février. Nous allons retrouver les joueurs 4-5 jours avant. Proposer un projet un jeu ambitieux quand on n’a les joueurs que quelques jours, c’est quand même un peu compliqué pour eux », a lancé Novès.

« Lièvremont ? Je ne sais pas combien de titres il a gagné »

Sans en dire trop sur son fameux « projet de jeu », il a affiché des ambitions. « Mon job, c’est d’abord de présenter un projet de jeu qui soit spectaculaire. Qui donne envie aux enfants après avoir vu un match de prendre un ballon et d’aller s’amuser dans un pré, a expliqué Novès. Qui donne envie aux adultes de revenir dans les stades pour supporter l’équipe. » Tout en discrétion, il a pris ses distances avec l’ère PSA. En référence à la préparation très musclée des Bleus pour le Mondial, achevé par un crash retentissant contre les All Blacks (62-13), il a commenté : « Faire en sorte que les joueurs soient au mieux dans leur tête ou leur corps, c’est une approche. Est-ce que ce sera la nôtre ? Ce n’est pas sûr. »

Adroit dans l’exercice du discours maitrisé et pondéré, Novès n’en a pas oublié les répliques cinglantes qui ont nourri sa légende. Invité à réagir aux propos de l’ancien sélectionneur Marc Lièvremont qui, dans un entretien au Monde, présentait Novès comme entraineur « défensif », le Toulousain de naissance a répliqué : « J’ai beaucoup de respect pour Marc. Je ne sais pas combien de titres il a gagnés lorsqu’il était entraineur de club (aucun, ndlr). Je n’ai pas de leçons à donner aux autres. Je ne l’ai jamais fait. Je ne vais pas commencer. » Ouf, le lion sait encore rugir.

la rédaction