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XV de France - Picamoles: "Il ne faut pas s’en inquiéter plus que ça"

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Louis Picamoles était l’invité de Direct Laporte, ce lundi sur RMC. Blessé face à l’Italie (23-21) et absent pour les prochains matches des Bleus, le Toulousain est revenu sur les débuts français compliqués dans le Tournoi. Il appelle à la patience.

Louis Picamoles, avant tout, comment allez-vous ?

J’ai fait une IRM dimanche qui confirme une déchirure au niveau de l’ischio. Maintenant on va voir le temps que ça va prendre pour revenir. On va prendre le temps de bien soigner pour éviter que ça devienne récurrent par la suite. Je ne suis pas plus inquiet que ça.

Comment jugez-vous ce match contre l’Italie, dans lequel les Bleus ont semblé en difficulté ?

C’est sûr qu’on aurait aimé plier le match beaucoup plus tôt et pouvoir être plus sereins sur la fin de la rencontre. Mais on a quand même pas mal changé notre façon de jouer, avec beaucoup de nouveaux joueurs. C’est vrai qu’on a eu beaucoup de difficultés à trouver de la fluidité dans le jeu qu’on voulait mettre en place, on a manqué un peu d’agressivité en défense, ce qui fait qu’on les a laissés avancer et prendre des initiatives. Derrière, c’est plus compliqué.

Vous ne retenez que du négatif ?

Il y a des choses positives : dès qu’on a tenu le ballon et essayé d’imposer un certain rythme, on a mis cette équipe à mal. Mais on l’a fait trop peu dans le match pour se rendre la rencontre plus facile.

Pensez-vous avoir voulu trop bien faire dans le jeu sur la largeur ?

C’est vrai qu’il y a peut-être eu un peu de timidité, un manque d’agressivité face à des Italiens morts de faim. On a vu qu’ils nous ont mis en difficulté en récupérant pas mal de ballons. Ils n’ont pas non plus proposé énormément mais on a été un peu trop attentistes. A ce niveau-là, si tu n’es pas plus agressif dans les zones d’impact, c’est compliqué.

« Novès a pris la mesure de ce que ça pouvait représenter »

La jeunesse y est-elle pour quelque chose ?

On a peut-être manqué un peu d’expérience, il y a besoin d’un peu de temps. Il y a quand même eu beaucoup de changements. C’est un match gagné mais on sait qu’il va falloir beaucoup travailler si on veut rivaliser avec les autres équipes de ce Tournoi. Il ne faut pas s’en inquiéter plus que ça, ça va continuer à bosser.

Un mot sur Guy Novès, votre ancien entraineur au Stade Toulousain.

Je ne l’ai pas trouvé changé, ça reste Guy Novès ! Comme disait Maestri, « c’est le même, sauf qu’il est en bleu ! » On retrouve celui qu’on a connu au Stade Toulousain. Je crois qu’il a pris la mesure et le recul par rapport à ce que ça pouvait représenter d’être sélectionneur. Ça s’est bien passé tout au long de la semaine et tout le monde commence à se connaitre et à voir comment l’autre fonctionne.

Sentez-vous du potentiel pour remonter au sommet du rugby mondial ?

Je pense qu’il y a vraiment la qualité pour. Il ne reste plus qu’à et ça passera par le travail. Et surtout croire en ce qu’on veut faire : la clé va vraiment être de s’accaparer le projet et d’y croire à fond. Je pense que vu les qualités de chacun, ça devrait le faire.