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XV de France: Picamoles : "La pression va monter petit à petit"

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En attendant son premier match de préparation à la Coupe du monde, samedi en Angleterre (21h), le XV de France en termine avec de longues et éprouvantes séances basées sur le physique à Falgos (Pyrénées-Orientales). Une étape primordiale selon le troisième ligne Louis Picamoles, impatient de retrouver les terrains.

Louis Picamoles, comment vous sentez-vous après cette intense préparation physique ?

Je m’en suis sorti indemne, je suis toujours là donc ça va. C’étaient trois semaines extrêmement basées sur le physique, la course et le fait de repousser ses limites. Chacun s’est accroché avec ses qualités. On a tous avalé les séances comme il le fallait, on a tous progressé à ce niveau. Je pense que ça va être très bénéfique pour le collectif.

Est-ce qu’il y a eu un moment particulièrement dur pendant ces séances ?

Oui heureusement, sinon cela voudrait dire que l’on n’a pas tellement repoussé nos limites. Il y a eu beaucoup de moments difficiles, des séances très, très dures. C’est compliqué d’en ressortir une parce que la préparation a été faite pour que l’on soit dans le dur à chaque séance et qu’on finisse vidés. Le but a été atteint. Maintenant on bascule sur un petit peu plus dans le rugby donc on est tous contents, mais il faut passer par cette préparation intense pour pouvoir être mieux sur le terrain, plus efficace et plus performant sur une compétition comme la Coupe du Monde.

Et maintenant, comment se sentent les joueurs ?

On se sent mieux que quand on est arrivés. C’est vrai qu’on est encore fatigués parce les journées sont toujours costaudes. Mais on sera encore mieux d’ici quelques semaines pour atteindre notre pic au moment de la compétition.

« Tout faire pour remporter la Coupe du Monde »

Faut-il vite basculer mentalement vers le match contre l’Angleterre à Twickenham ?

Il faut s’y préparer. C’est un match de préparation. Comme son nom l’indique, on est encore en préparation. On n’est pas encore dans la compétition donc on continue à bosser physiquement avec la musculation. Mais bien sûr qu’il faut aussi se mettre dans un mode préparation de match. La semaine est aussi adaptée en fonction de ça pour qu’il y ait quand même un maximum de fraîcheur samedi.

Vous ne ressentez pas encore la pression ?

On est encore loin du match. On a eu l’annonce du groupe qui va préparer ce match assez tôt. C’est très positif parce que ça permet d’avoir le temps de se préparer mentalement, de pouvoir aussi bien récupérer, de commencer à bosser un petit peu plus dans le détail au niveau rugby. Je pense que la pression va monter petit à petit mais il ne faut pas s’en mettre trop non plus parce qu’on reste sur de la préparation, c’est un premier match. On va tous se donner à 300%, voir où on en est physiquement et sportivement. On se servira de ce match et du suivant pour avancer. Le but sera d’être prêt pour la Coupe du Monde et ce premier match face à l’Italie (le 19 septembre). C’est encore loin, c’est dans 40 jours environ donc ça laisse du temps pour bien bosser, pour peaufiner notre condition physique et pour arriver, en ce qui concerne les 31 qui auront cette chance de vivre cette compétition, le mieux possible pour tout faire pour la remporter.

« Après tout ce qu’on en a bavé… »

Yannick Bru était votre entraîneur à Toulouse (2009-2012), il l’est maintenant en équipe de France. Est-ce qu’il attend quelque chose en particulier de votre part ?

Il n’y a pas de traitement particulier. Je le connais, il me connaît bien parce qu’il m’a entraîné pendant trois ans au Stade Toulousain. Il doit savoir exactement comment il aimerait que je sois sur le terrain pour apporter le maximum à l’équipe.

On imagine qu’il y a de l’appétit avant ce match de Twickenham…

Oui il y en a énormément. Heureusement parce qu’après tout ce qu’on en a bavé pendant cette préparation. Ces matchs amicaux… (il corrige) « Amicaux », c’est un grand mot. Ces matchs de préparation arrivent à un moment où l’impatience commence à être présente. On le voit, il y a beaucoup d’enthousiasme et d’envie de démarrer ces matchs.

Wilfried Templier