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XV de France: Thomas Ramos amer après son départ en pleine Coupe du monde

Thomas Ramos, l’arrière du XV de France et du Stade Toulousain, est revenu pour la première fois, en conférence de presse, sur son forfait controversé à la Coupe du monde au Japon, après une entorse à la cheville durant le match face aux Etats-Unis. S’il dit respecter la décision du staff, Ramos ne semble pas en accord avec la sentence médicale le concernant.

Thomas Ramos, est-ce que votre fin de Coupe du monde est digérée? Est-ce derrière vous?

Oui. Oui, c’est derrière moi. Depuis que j’ai remis les pieds en France. C’est quelque chose qui s’est passé, qui est dur à accepter sur le moment. Je comprends tout à fait le choix du sélectionneur à ce moment-là. Ce qu’il s’est passé c’est que lorsque je suis arrivé en France et que j’ai fait les examens, tout était ok. Donc, j’ai préféré demander à mon club, et je précise bien que c’est moi qui l’ait demandé, de rester ici pour jouer les matchs qui arrivaient. Et de ne pas partir en vacances avec de l’amertume. Si j’étais parti en vacances, j’aurai ressassé tout ça pendant quinze jours. Là, j’avais besoin de passer à autre chose et ça a été chose faite avec ces deux matchs de Top 14. Donc voilà, aujourd’hui, je suis à 100% physiquement et moralement.

Ce fut un incroyable imbroglio. D’un côté, le staff de l’équipe de France a dit qu’il ne se passait pas de vous comme ça, notamment du fait de votre profil de joueur polyvalent et buteur, et de l’autre, vous qui rejouez tout de suite dans la foulée de votre retour. C’était dur d’être au milieu de cette situation?

Non, car même si c’est rigolo d’avoir lu tout ce qui a été dit, au final ce fut assez clair. Jacques Brunel avait besoin d’avoir deux arrières à 100% et il y avait un doute sur moi. Donc, à partir de ce moment-là, il a pris une décision, chose qu’il a expliqué. Donc, à partir du moment où moi, j’ai su que je rentrais et que Vincent Rattez intégrait le groupe, j’étais déjà préparé à que ce soit terminé pour moi. Une fois que je suis rentré en France, après tous ces examens, c’est vrai qu’on a un peu les "boules". Mais je peux comprendre aussi le choix qui est fait à ce moment-là. Il y a eu beaucoup de choses dites, fausses ou vraies, mais les choses ont été claires entre le staff et moi.

Des examens ont donc été faits sur place…

Oui. Le lendemain du match face aux Etats Unis. Après, forcément, j’avais pris un coup, j’avais la cheville qui avait un peu tourné sur le match. Il y avait quelque chose sur l’IRM. Mais c’est plus médicalement que je ne comprends pas trop ce qu’il s’est passé, plus que sportivement. Car sportivement, je peux comprendre le choix. Mais médicalement, c’est allé très, très vite.

Un mois après, ça donne encore plus de motivation pour votre saison?

Non, je ne vais pas tout mélanger quand même. Ce qui s’est passé, s’est passé. Je suis retourné dans mon club. En équipe de France, il y a eu un changement de staff. Aujourd’hui, je mets ça de côté, c’est derrière moi. Forcément, ce qui est arrivé est triste pour moi, car j’aurai aimé jouer un quart de finale de Coupe du monde. Du moins espérer être dans les 23. Mais chose pas faite. Donc, tout repart à zéro. A moi maintenant d’être performant dans mon club. Après, on verra de quoi est fait l’avenir.

Que ressort-il de cette expérience? Ça fait partie de la construction d’un joueur?

Je me dis que si j’ai la chance de faire de nouveau une Coupe du monde et que cette situation m’arrive, je n’irais certainement pas passer d’IRM. Je ferai confiance à mes kinés, je ferai des soins et je serrerai les dents. C’est vrai que c’est un peu cette IRM qui m’a coûté cher.

Wilfried Templier à Toulouse