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XV de France: Vahaamahina ne veut pas sortir de sa retraite

Sébastien Vahaamahina, deuxième ligne de Clermont, assure qu'il ne veut pas sortir de sa retraite internationale prise après le quart de finale de la Coupe du monde face au pays de Galles, au cours duquel il avait été exclu pour un violent coup de coude sur un adversaire.

Sébastien Vahaamahina a pris sa retraite internationale dans de drôles de circonstances. Le deuxième ligne a annoncé sa décision le 21 octobre dernier, le jour de ses 28 ans et le lendemain du carton rouge écopé en quart de finale de la Coupe du monde face au pays de Galles. Un violent coup de coude sur un adversaire gallois qui a précipité la défaite des Français (20-19) qui menaient alors 20-10. Sept mois plus tard, il confie avoir eu quelques difficultés à évacuer ce traumatisme mais assure ne pas vouloir revenir sur sa décision d'arrêter les Bleus, qu'il avait réfléchie bien avant le coup de coude. 

"J'étais dans le déni"

"J’ai revu mon geste à la vidéo pendant ma défense, la semaine après le match, confie-t-il dans L'Equipe. Plus depuis." "Quand j’ai eu le verdict (six semaines de suspension, ndlr), pendant trois-quatre jours, comme dans toutes les périodes difficiles, j’étais dans le déni de tout ça, ajoute-t-il. Oui, j’étais dans le déni… Il fallait que ça me passe au-dessus. En échangeant avec Cathy (sa compagne), on s’est dit: 'Ce n’est pas du tout ce que je dois faire, mais affronter le problème.' Je ne sais pas si vous voyez une grosse courbe de changement? (il explique) Tu es dans le déni, la colère, et tu travailles à partir de là pour tenter de remonter la pente et être prêt pour le terrain."

"J'ai fait le bon choix"

Il n'élude pas la question sur la fin de son aventure en sélection alors qu'il est dans la force de l'âge et l'un des meilleurs de son pays à ce poste. "J’ai fait un choix, rappelle-t-il. J’ai décidé d’arrêter l’équipe de France car je trouve que j’étais beaucoup trop absent de chez moi. Cette année, je n’ai jamais autant passé de temps en famille avec les commotions, la suspension, le confinement. Et au final, je me rends compte que j’ai fait le bon choix. C’est exactement ce que je voulais et je le vis à fond. Ça me rassure d’avoir fait ce choix, ça me donne raison."

NC