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Biathlon, dopage: la Fédération internationale retient trois propositions des biathlètes

Martin Fourcade fait partie des biathlètes à vouloir faire plus pour combattre le dopage.

Martin Fourcade fait partie des biathlètes à vouloir faire plus pour combattre le dopage. - AFP

Le congrès extraordinaire de la Fédération internationale de biathlon (IBU) s’est réuni ce mercredi, à quelques kilomètres d'Hochfilzen, où s'ouvrent ce jeudi les championnats du monde. L’IBU a voté la création d'un groupe de travail pour étudier les propositions des athlètes.

Le président de l'IBU soutient ses athlètes. Ce mercredi, le dirigeant a expliqué être derrière les propositions des athlètes. Mais, d’abord, il faut trouver un cadre légal en accord avec le code mondial antidopage.

Les sanctions en adéquation avec la demande des biathlètes

"Nous avons un but commun, avec les athlètes, pour avoir un sport propre", a déclaré Anders Besseberg. Un groupe de lobbying sera mis en place auprès de l'Agence mondiale antidopage (AMA) pour faire correspondre les règles antidopage aux demandes des athlètes.

Trois propositions ont été retenues : passer de quatre à huit ans la sanction maximale pour un cas de dopage, des sanctions financières plus élevées pour les athlètes et les fédérations, et la réduction du nombre de quotas de départs pour les pays ayant un cas de dopage dans leur équipe.

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Des nouvelles du rapport McLaren

La Fédération internationale espère que ce groupe de travail aura terminé ses travaux au printemps. Ces règles pourront ainsi être mises en place au début de la saison prochaine. Dans ce groupe de travail, il y aura notamment l'un des représentants des athlètes, l’Américain Lowell Bailey.

D'autre part, le président de l'IBU a indiqué qu'il ne restait plus que six des trente-et-un noms de biathlètes présents dans le rapport McLaren, toujours sous investigation. Besseberg a précisé à ce propos qu'il ne savait pas si un de ces six athlètes pouvait être présent aux mondiaux de Hochfilzen. "Les noms ne m'intéressent pas", a-t-il indiqué. Le groupe de travail qui étudie ces cas a trouvé que le septième nom sous enquête fin janvier avait déjà été sanctionné par l’Agence russe antidopage.

Un ultimatum pour la Russie

L'IBU a lancé un ultimatum à la Fédération russe. Elle a désormais jusqu'au 25 février avant de se voir retirer l'organisation des Mondiaux de 2021 à Tyumen. Mais le président de l'IBU n'a pas indiqué ce qu'il attendait de la Russie.

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Julien Richard