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Dopage: Fourcade et les biathlètes demandent encore plus de sanctions

Martin Fourcade et les biathlètes ont profité de l'étape de Coupe du monde en Allemagne (Oberhof) pour discuter lutte contre le dopage.

Martin Fourcade et les biathlètes ont profité de l'étape de Coupe du monde en Allemagne (Oberhof) pour discuter lutte contre le dopage. - AFP

En marge de l’épreuve de Coupe du monde à Oberhof, Martin Fourcade et les biathlètes se sont réunis avec leur fédération internationale pour discuter dopage. Et demander d’aller encore plus loin que les règles mondiales en vigueur.

Martin Fourcade a terminé hors du podium du sprint (10 km) d’Oberhof ce jeudi (8e). Une première depuis le début de la saison. Mais, en Allemagne, le côté sportif était quasiment accessoire, d’autant plus que ses concurrents n’ont pu faire mieux que lui.

Une discussion « instructive » avec la fédération internationale

A Oberhof se tramait quelques négociations en coulisses. Car les biathlètes ont profité de l’étape de Coupe du monde pour se réunir avec leur fédération internationale. Pour parler dopage. « La secrétaire générale de l’IBU (International Biathlon Union) s’est jointe à nous sur le début de cette réunion pour nous expliquer le rapport McLaren (ayant dénoncé deux cas de dopage dans le biathlon russe et enquêtant sur 29 autres noms dans le biathlon mondial) et ce qu’ils ont en leur possession, a expliqué le champion français. C’était instructif. »

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Les biathlètes vont envoyer leurs idées à la fédé

Les sportifs ont ensuite fait bande à part pour discuter entre eux, plus généralement que sur le simple rapport. « Ce n’était pas le sens premier du débat, c’est plutôt de combattre le dopage et de mettre en place des actions qui peuvent aider facilement (la lutte), a précisé Fourcade. On a évoqué ces idées et on va les donner à l’IBU. »

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Faire plus que l’AMA

Pour être plus intransigeant que maintenant. « On demande à l’IBU d’aller au-delà des règles imposées mondialement, a poursuivi le biathlète français, qui a pris la parole durant la réunion. Les deux ans de suspension, c’est fixé par l’AMA (Agence mondiale antidopage), on ne peut pas faire moins mais on peut faire plus, et c’est sur des choses comme ça qu’on aimerait que l’IBU soit encore plus novatrice. » Ne reste plus qu’à poster le courrier.

la rédaction avec Julien Richard