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Biathlon: le message de Fourcade sur le dopage

Fraîchement retraité, Martin Fourcade a été interrogé par L’Equipe sur le thème du dopage, fléau contre lequel il a pris des positions fortes tout au long de sa carrière. Le quintuple champion olympique a fait de nouveau passer ses convictions.

Martin Fourcade ne s’est jamais défilé au moment d’évoquer le thème du dopage, quitte à provoquer certains remous. Lors des derniers championnats du monde encore, le biathlète français n’a pas caché son amertume lors du sacre, sur le sprint, du Russe Alexander Loginov, qui a été banni deux ans durant sa carrière pour usage d’EPO. "C'est beaucoup plus facile de pardonner quand on s'exprime, avait déclaré le Français. Mais quand on ne s'exprime ni devant les athlètes, ni devant les médias, il ne faut pas s'étonner que le pardon prenne plus de temps."

En 2014, c’est Laurent Jalabert qui avait été dans le viseur du quintuple champion olympique de biathon. L’ancien champion du monde cycliste du contre-la-montre était alors revenu à l’antenne de France Télévisions, pour commenter le Tour de France, un an après avoir été écarté après que son nom soit sorti dans l’affaire Once. "Je n'ai rien contre Laurent Jalabert, mais c'est une honte que le service public l'embauche. Il a triché, il a menti, il incarne tout ce qu'on devrait combattre et, au lieu de ça, il se retrouve à répandre la bonne parole", avait-il déploré à L’Equipe.

L’appel aux sportifs approchés par le dopage

C’est pour le même quotidien que Martin Fourcade est revenu ce dimanche sur le thème du dopage. Interrogé par un lecteur du quotidien, l’homme aux 13 titres de champion du monde a souhaité faire passer son discours. "C’est un message qu’il faut faire passer aux parents. J’ai fait une carrière de haut niveau de 15 ans dont 10 au plus haut niveau mondial. A aucun moment donné, je n’ai eu la perception d’une main tendue vers cet acte-là (le dopage) ou d’un sous-entendu qui aurait pu me mettre la puce à l’oreille."

Exemple à l’appui, Fourcade démontre qu’il s’est tenu loin du dopage et de ses pratiquants. "Je dis souvent même que si j’avais voulu me doper durant ma carrière, je ne sais pas qui j’aurais pu contacter si j’avais eu envie d’avoir recours à ce moyen-là. Aujourd’hui, après 10 ans de carrière, je n’ai pas un numéro dans mon téléphone à appeler en me disant, lui peut-être… J’aimerais que d’autres sportifs prennent la parole en ce sens-là et s’ils ne prennent pas la parole dans ce sens-là, il faut en tout cas dénoncer ces mains tendues."

MI