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Coupe du monde de ski : Méribel en point final

Marcel Hischer

Marcel Hischer - AFP

Les finales de la Coupe du monde de ski alpin vont se dérouler de mercredi à dimanche à Méribel. Les plus grands skieurs de la planète vont s’affronter dans la saison savoyarde en clôture de la saison. L’occasion pour Alexis Pinturault de régaler son public et pour Marcel Hirscher de marquer l’histoire.

Une première en France

La France n’a encore jamais accueilli les finales de Coupe du monde de ski alpin. Ce sera donc une grande première de mercredi à dimanche à Méribel. La station savoyarde, nichée au cœur du domaine des Trois Vallées, va voir défiler le gratin du cirque blanc sur la piste du Roc en Fer. L’occasion de renouer avec un glorieux passé, marqué notamment par les épreuves dames des Jeux Olympiques d’Albertville en 1992. « Ça montre qu’on a des stations capables d’organiser ça. Etre capable de gérer dix compétitions en une semaine, c’est un vrai challenge. Le tout sur une piste unique, hommes et dames, se félicite Michel Vion, le président de la Fédération française de ski. C’est une vraie chance pour nous de montrer notre savoir-faire. Et pourquoi pas, un jour, de postuler à d’autres compétitions plus importantes. Je pense bien sûr à des championnats du monde. » Une perspective qui réjouit également les skieurs français. « J’espère que ce n’est qu’un début, lâche Adrien Théaux. On fait partie des grosses nations du ski. Malheureusement, on n’a pas peu d’épreuves à la maison, contrairement aux Autrichiens ou aux Italiens. On espère qu’il y en aura plus à l’avenir. »

Le mode d’emploi des finales

Neuf courses vont avoir lieu à Méribel : quatre masculines, quatre féminines et une commune (slalom, super G, géant, descente et super-combiné). A l’issue de ces cinq jours de compétition, les globes de cristal de chaque discipline, ainsi que le gros globe récompensant le vainqueur du classement général, seront attribués. Si certaines disciplines connaissent déjà leurs lauréats, le suspense est intact dans beaucoup d’autres. « C’est le summum de la saison, résume Michel Vion. Comme souvent, c’est lors des dernières compétitions que se jouent ces fameux globes de cristal. Ce sera encore le cas pour la plupart cette année. »

Pinturault, star à domicile

Alexis Pinturault travaille toute l’année à Courchevel. Autant dire qu’il évoluera quasiment à domicile à Méribel. « Je suis dans le coin, sur les Trois Vallées. Courchevel, ce sont mes origines, de l’autre côté de la montagne. Donc forcément, je me sens un peu plus à la maison que d’autres », confirme le Français. Après un début de saison poussif et un changement d’équipementier, le skieur de 23 ans a redressé la barre en s’imposant lors du super-combiné de Kitzbühel fin janvier. Avant de remporter le géant de Kranjska Gora samedi dernier. Au point de se hisser au troisième rang du classement général. De quoi aborder en confiance ce dernier rendez-vous de la saison. « C’est le troisième meilleur skieur du monde. Alors effectivement, il a envie d’être un jour le meilleur. Mais je crois qu’il a quand même fait une belle saison, résume Michel Vion. Alexis a toutes les qualités mentales, physiques et techniques pour être un jour le meilleur du monde. » Le public savoyard en attend la confirmation.

Hirscher pour écrire la légende

Jamais un skieur n’a remporté quatre gros globes consécutifs. Marcel Hirscher a l’occasion de réaliser cet exploit ce week-end. L’Autrichien, en tête du classement général, possède une solide avance sur le Norvégien Kjetil Jansrud. Autant dire qu’il s’apprête à entrer dans la légende du ski alpin. Devant tous les plus grands. Avec six victoires, le surdoué de 26 ans a plané sur cette saison 2014-2015, ne laissant que peu d’espoir à ses concurrents. « Il ne fait que du géant et du slalom. Il est ultra compétitif dans ces deux disciplines. Ça lui laisse un peu plus de temps pour récupérer, ce n’est pas négligeable. Ça lui permet d’être frais au maximum pour accrocher des podiums, observe Pinturault. Marcel doit déjà être à environ 70 podiums en Coupe du monde (71, ndlr). C’est incroyable sachant qu’il n’a que 26 ans. Il est sur la lignée des tous les grands records. Je me réjouis qu’il soit là en même temps que moi. Quand on le bat, la victoire est plus belle. Et ça fait du bien au sport en général. Quand il y a des champions comme lui, ça incite les gens à regarder et ça créé un peu plus d’émulation. »

Alexandre Jaquin avec Georges Quirino, à Méribel