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Mondiaux de ski: en or, Faivre savoure une "récompense" après plusieurs années de galère

Le skieur français Mathieu Faivre est devenu ce mardi à Cortina (Italie) le premier champion du monde de parallèle. Un "comble" pour celui qui avait critiqué cette discipline, mais aussi une petite revanche après plusieurs saisons délicates.

La Marseillaise a enfin retenti aux Mondiaux de ski alpin de Cortina d'Ampezzo (Italie). Mais, surprise, ce n'est pas l'oeuvre d'Alexis Pinturault. Non, ce mardi, c'est Mathieu Faivre qui a apporté au clan tricolore une médaille d'or, en devenant le premier champion du monde de parallèle, épreuve qui faisait son apparition cette année.

Le champion du monde junior 2010 de slalom géant, qui n'affiche qu'une victoire en Coupe du monde dans sa carrière, a su retrouver son meilleur niveau au meilleur des moments, pour inscrire son nom dans l'histoire.

"Je n’avais pas de plan, je voulais juste produire du ski, et j’ai réussi à le faire"

"Ça fait quatre ou cinq ans que je suis en délicatesse, que je ne fais pas les saisons que j’aimerais faire, donc c’est une récompense, a confié Faivre, 29 ans, après avoir battu le Croate Filip Zubcic en finale. C’est quelque chose d’extrêmement satisfaisant de savoir que je suis capable de produire ce genre de ski sur un événement comme les championnats du monde. Il y a des journées comme ça où tout se met dans l’ordre, tout se passe bien... Je suis réellement content de la manière dont j’ai abordé ma course aujourd’hui. Je n’avais pas de plan, je voulais juste produire du ski, et j’ai réussi à le faire."

Qui plus est sur une épreuve qu'il a parfois critiquée... "Devenir le premier champion du monde de parallèle? C’est un comble, s'amuse Mathieu Faivre. Je n’ai pas toujours été d’accord avec cette discipline, notamment sur les modalités de qualifications, sur l’absence de run/re-run au début. Aujourd’hui on a quelque chose de plus juste, plus sympa à regarder pour le téléspectateur. Je suis le premier champion du monde mais très honnêtement ça ne change pas ce que je disais. Mais je suis satisfait de l’état d’esprit et de la manière. Et puis bon, elle est quand même là (la médaille), alors je ne vais pas cracher dessus".

C.C. avec Arnaud Souque