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Pinturault : "Killy restera Killy"

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Vainqueur d’un quatrième géant de suite ce vendredi à Kranjska Gora (Slovénie), Alexis Pinturault a rejoint Jean-Claude Killy avec 15 succès en Coupe du monde. La légende du ski français compte également un triplé olympique à son compteur et force naturellement le respect du skieur de Courchevel, pour lequel le plaisir passe avant ses stats.

Alexis Pinturault, vous êtes en feu en ce moment avec cette quatrième victoire en géant à Kranjska Gora…

En ce moment, ça réussit plutôt bien. Aujourd’hui, ce n’était pas une course évidente. Il a beaucoup neigé hier (jeudi). Les organisateurs ont déblayé, arrosé et salé. Sur ce genre de pistes, la moindre erreur se paie directement.

Vous avez égalé Jean-Claude Killy avec 15 victoires en Coupe du monde, mais à son époque les victoires aux JO étaient également comptabilisées. Il vous manque encore trois succès…

Killy restera Killy. Peu importe si je l’égale ou pas. Un athlète qui arrive à avoir trois médailles d’or aux JO, ça n’arrive pas tous les jours. Surtout en ski alpin. Ce n’est pas comme la natation. La polyvalence est beaucoup plus difficile.

Quelles sont vos relations ?

Il n’est pas de ma génération, il est pas mal occupé. Mais il a à cœur de venir régulièrement à Val d’Isère. On le voit de temps en temps. C’est quelqu’un que j’apprécie.

Est-ce que l’histoire de votre sport vous intéresse ?

Je trouve ça beau quand on me parle de certaines stats. Et de plus en plus. Ça permet de savourer un peu plus.

Vous marquez votre sport. C’est important pour vous ?

Ce n’est pas mon but. Mon objectif est de m’éclater sur les skis. Si j’arrive à gagner ou faire des podiums, c’est tant mieux, ça décuple ce plaisir. Je ne cours pas en me disant que je dois marquer les esprits. Ce serait se tromper. A la fin de la carrière, on tirera les conclusions.

Avec l’accumulation des courses, ressentez-vous de la lassitude ?

De la lassitude, non. Mais de la fatigue, oui. Le week-end dernier (Hinterstoder) était très long, celui-ci aussi. L’enchaînement n’est pas évident, surtout dans la récupération. Nerveuse et physique.

Marcel Hirscher compte encore 91 points d’avance au classement de la spécialité…

Il ne lâchera jamais rien. Je ne m’en fais pas pour lui. Je ne suis pas du tout concentré là-dessus. Je n’y pense pas, je vous laisse y penser pour moi.

la rédaction