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Violences sexuelles dans le patinage: réunion à la Fédération samedi, l'avenir de Gailhaguet sur la table?

Dans la tourmente après la mise au jour d'accusation d'agressions sexuelles de la part de plusieurs anciennes patineuses alors qu'il était en responsabilité, Didier Gailhaguet pourrait voir son avenir tranché samedi, lors d'une réunion à sa demande avec les membres du conseil fédéral et présidents de ligues. Mais les conditions sont nombreuses pour aboutir à un éventuel départ du président de la Fédération française des sports de glace.

Depuis mercredi, au lendemain du bureau exécutif où quatre de ses membres ont démissionné, un mail a été envoyé aux membres du conseil fédéral et aux présidents de ligues pour les convoquer ce samedi à 10h, au siège de la Fédération française des sports de glace à Paris. Une réunion à la demande de Didier Gailhaguet, président dans la tourmente en raison des scandales de violences sexuelles qui surgissent depuis la prise de parole de plusieurs anciennes patineuses, pour des faits ayant eu lieu pour certains durant sa présidence.

"Il n'a plus le choix, il faut qu'il parte"

Pour l’heure, l’ordre du jour est une réunion d’informations. A cette réunion, le président de la Fédération peut poser sa démission. Même si, pour l'heure, aucune information qui émane ne tend à aller dans ce sens. Ludovic Le Guennec, président du club de Caen et membre du conseil, a tout de même confié à RMC Sport: "Il n'a plus le choix, il faut qu'il parte, qu'il démissionne. Et si on obtient pas son départ par vote, c'est moi qui démissionne."

Plusieurs conditions pour aboutir à son départ

La présidente de la Ligue des sports de glace, Maryvonne Del-Torchio, a eu au téléphone jeudi Didier Gailhaguet pour évoquer avec lui sa démission et le prévenir que cette question serait évoquée lors de cette réunion. Le conseil fédéral (qui rassemble des représentants des Ligues, athlètes, juges ou arbitres) est l’unique instance qui peut demander le départ du président de la Fédération. Une seule condition: que la question de son départ soit inscrite à l’ordre du jour. Cela ne peut se faire que si au moins un quart des membres du conseil fédéral le demande.

Si c'est le cas, un conseil fédéral exceptionnel pourra alors trancher sur l’avenir du président. Mais pour que Didier Gailhaguet quitte son poste, il faudra encore que les deux tiers des membres votent son départ. Ce qui semble compliqué compte tenu de l'influence et des soutiens de Didier Gailhaguet au sein des instances, dans lesquelles il exerce depuis plus de 20 ans. Beaucoup de conditions donc, qui rendent l’hypothèse pas forcément probable. 

M.Lehoux