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Tony Yoka suspendu un an avec sursis par la commission antidopage de la Fédération française

Tony Yoka

Tony Yoka - AFP

André Martin, le président de la Fédération française de boxe, indique à L’Equipe que Tony Yoka a écopé d’une suspension d’un an avec sursis pour des manquements à la réglementation antidopage. L’Agence française de lutte contre le dopage pourrait alourdir la sanction contre le boxeur français.

Le début de carrière pro de Tony Yoka s’assombrit. André Martin, le président de la Fédération française de boxe, indique à L’Equipe que Tony Yoka a écopé d’une suspension d’un an avec sursis pour des manquements à la réglementation antidopage. L’avocat du boxeur français confirme en avançant un "manque de rigueur". Mais le champion olympique 2016 risque un alourdissement de cette sanction par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui inflige théoriquement un à deux ans de suspension pour trois manquements.

"L'AFLD a sollicité la Fédération parce que Yoka a oublié de se rendre à un rendez-vous d'antidopage, explique André Martin à L’Equipe. Il a fallu prendre des sanctions contre lui. C'est la commission antidopage, réunie le 12 décembre 2017, qui lui a collé un an avec sursis. Il n'est pas dopé, rien du tout. C'est simplement qu'il a oublié de se rendre aux rendez-vous des contrôles qu'il a eus. Nous, on dépend de l'AFLD, qui instruit les dossiers. Ils ont insisté auprès de nous, parce que Tony Yoka, à chaque fois qu'il était convoqué, il ne venait jamais. Alors, au bout de trois manquements, l'AFLD nous demande de le passer en commission de discipline antidopage. Ce sont ses avocats qui sont venus et il a eu un an avec sursis. Ils ont expliqué qu'il n'était pas là. C'est pas dramatique en soi."

Yoka n'a pas fait appel

Tony Yoka doit affronter Cyril Leonet le 7 avril, pour son quatrième combat pro. Il a remporté les trois premiers, contre des adversaires très modestes. Son dernier combat a eu lieu quatre jours après la réunion de la commission antidopage, qui lui a infligé cette suspension d’un an avec sursis. Tony Yoka a été sanctionné après avoir manqué quatre contrôles inopinés entre juillet 2016 et juillet 2017, dont l'un a toutefois été "supprimé" par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), a précisé Me Péricard, son avocat, à l'AFP.

Le premier est intervenu en juillet 2016 alors que Yoka se trouvait dans l'avion de retour d'un stage avec l'équipe de France de boxe dans le Colorado (Etats-Unis), a-t-il détaillé. Le deuxième, en septembre 2016, s'est produit "dans une période de relâchement de quelques mois où M. Yoka est beaucoup moins rigoureux sur ses obligations, ne sait pas encore quel sens il veut donner à sa carrière et ne sait pas non plus qu'il est encore assujetti à l'obligation de géolocalisation."

Début 2017 puis en juillet de la même année, les contrôleurs se sont rendus au domicile français du boxeur alors que celui se trouvait aux Etats-Unis, où il s'entraîne désormais la plus grande partie du temps. C'est le premier de ces deux contrôles qui a été "supprimé" selon le conseil du boxeur. "Chaque fois, c'est une absence de renseignement et de précision, ajoute Me Péricard. Tony Yoka assume complètement. (...) Il n'a pas souhaité faire appel de cette sanction. Il a dit "ça m'apprendra, je n'avais qu'à être plus diligent"."