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Monfils à l’heure du grand test

Gaël Monfils

Gaël Monfils - -

En dominant Richard Gasquet en deux sets, ce jeudi à Barcelone (6-4, 7-6), Gaël Monfils a obtenu le droit de défier le boss de l’ocre en quart de finale. Pour voir.

Plus c’est court, et plus c’est bon. C’est ce qu’a dû se dire Gaël Monfils, ce jeudi, en sortant du court. Une heure et trente-six minutes de jeu pour expédier Richard Gasquet, on peut dire que Monfils s’en est plutôt bien sorti pour s’éviter un marathon de trois sets avant d’affronter Rafael Nadal, ce vendredi. Même avec les batteries pleines, il n’a que peu de chances d’ébranler le Majorquin, mais en arrivant pas trop fourbu, les rallyes de fond de court pèseront moins lourds dans les chaussettes.

Ce jeudi, Gasquet a débarqué sur le court numéro 3 un peu plus émoussé que son compatriote, avec deux matches et six sets disputés, alors que Monfils n’avait que trois manches contre Robin Haase derrière lui. Le septième match entre les deux hommes (3-3 avant ce duel) -le premier sur terre battue- aurait bien pu s’éterniser à cause en raison de cette fâcheuse tendance qu’a le Parisien à ne pas enfoncer le clou, cette fois-ci après avoir pris le service de Gasquet. Il menait 3-1 dans le premier set avant de se faire rejoindre. Pareil dans le deuxième. Il a servi pour le set avant de laisser Gasquet accrocher le tie-break et même une balle d’une manche partout. « J’ai été un peu plus agressif que lui et un peu plus de réussite a résumé Monfils au micro d’Orange Sport après son succès 6-4 7-6.

Faut pas rêver !

Il en faudra plus, ce vendredi, sur le court central de Barcelone. Nadal est là. Gasquet l’a chatouillé (6-2, 6-4) la semaine passée en huitième de finale à Monte-Carlo. L’ami Monfils fera-t-il mieux ? Rafael Nadal s’est à peine moins attardé (1h21 et 6-3, 6-1 contre le Colombien Santiago Giraldo), mais le numéro un mondial n’a pas été particulièrement percutant.

« Ça va faire un beau match de tennis et jouer dans un grand court comme celui-là, c’est plaisant » a prévenu Monfils. Revenu récemment de blessure, le Français tient-là le mètre-étalon pour savoir où il se situe à un mois du début Roland-Garros. Il ne faut pas rêver, non plus. Seulement en profiter, peut-être. Espérer que le Majorquin, grand fan du Real Madrid, ait un peu trop fêté la victoire en Coupe du Roi face au FC Barcelone. Mais pas sûr que comme le Madrilène Sergio Ramos, Nadal lâche le trophée, par maladresse.. 

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