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T comme Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

RMC Sport vous propose de revivre le film de l'année de A à Z. Aujourd'hui, nouveau volet de cet abécédaire souvenir avec Jo-Wilfried Tsonga, 6e joueur mondial à l’issue de la saison et prétendant déclaré à une place au sein du Top 4.

Il y a les discours. Et les actes. Auparavant, Jo-Wilfried Tsonga butait souvent sur la troisième marche. Soit parce qu’elle était encore trop haute pour lui. Soit parce que son physique ne suivait pas. Aujourd’hui, cette période semble appartenir au passé. C’est en tout cas le message que le Manceau a fait passer lors de cette année 2011. Sans coach depuis le mois d’avril et la fin de sa collaboration avec Eric Winogradsky, « Jo » a appris à se remettre en question. A aborder son sport différemment. Désormais, taper dans la petite balle n’est plus un simple métier. Mais un véritable objet de plaisir.

« J’ai découvert une nouvelle passion, le tennis, confiait-il après son succès en demi-finales des Masters de Londres sur Rafael Nadal. J’ai envie de jouer. Je m’éclate sur le court. » Et ça se voit. Quart de finaliste à l’US Open, demi-finaliste à Wimbledon, finaliste à Rotterdam, au Queen’s, à Bercy et aux Masters de Londres et victorieux à Metz et Vienne, Tsonga s’est amusé. Débarrassé de ses pépins physiques à répétition, le Français a connu une saison pleine en même temps qu’une progression implacable au classement ATP.

Sixième mondial, il lorgne avec envie en direction du Top 4. Un club très fermé contre lequel Tsonga n’a, hormis Nadal et Djokovic (5-4 pour le Français), jamais brillé, comme l’indique ses résultats contre Murray (5-1 pour le Britannique) et Federer (8-3 pour le Suisse). « Il ne me manque pas grand-chose, reconnait le Français. Mais ça n’arrive pas tous les quatre matins. Ce n’est pas facile de gagner en Grand Chelem. Il faut un exploit pour le faire. Pour l’instant, je ne l’ai pas encore fait. J’aimerais bien le faire un de ces quatre. » Pourquoi pas en 2012 ?