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Tsonga est tombé sur un os

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Après Richard Gasquet, c’était au tour de Jo-Wilfried Tsonga de tomber samedi sous les coups de Juan Martin Del Potro (6-4, 6-7, 6-3). Imprécis, le Manceau n’a jamais pu déborder l’Argentin, bien plus solide que lui sur son service.

Le masque en conférence de presse. Visage bas. Regard fuyant. Et les mots, lucides, implacables, qui s’enchaînent lentement. « Il a été très bon, très solide du fond du court. Je n’ai pas réussi à trouver la solution pour faire dérailler la machine. Je me suis battu jusqu’au bout. Mais ça n’a pas suffi. Le seul truc que je peux dire, c’est chapeau à lui. » Touché, vexé ? Au choix. Une chose est sûre. C’est un Jo-Wilfried Tsonga marqué par sa défaite en demi-finale de l’Open 13 de Marseille face à Juan Martin Del Potro (6-4, 6-7, 6-3) qui est venu débriefer devant les médias. « Moi, je vais retourner à mes affaires et essayer d’être meilleur la prochaine fois », poursuivait le Français, qui n’a jamais cherché à cacher sa déception.

Lauréat du tournoi il y a trois ans, Tsonga aurait aimé, un mois après son titre à Doha, poursuivre sa moisson de trophées. Mais il est tombé sur un adversaire efficace, loin encore du niveau qui était le sien en 2010, lorsqu’il trônait à la 4e place du classement ATP, quelques mois après son succès à l’US Open 2009. Mais costaud quand même. « Il fait partie des meilleurs joueurs du monde, lâche Tsonga. C’est clair que je n’ai pas à rougir d’une défaite comme celle-ci. » Un revers durant lequel « Jo » s’est signalé par beaucoup de fautes, beaucoup trop (une cinquantaine environ) pour ne pas se compliquer la tâche. En face, l’Argentin n’a pratiquement jamais laissé à son adversaire de possibilités de le déborder. Six balles de break de sauvées sur sept concédées - dont seulement quatre dans la première manche. Peu évident, dans ce cas, de faire vaciller la tour de Tandil.

Cinquième à l’ATP lundi

Tout comme Richard Gasquet la veille, Tsonga a manqué les rendez-vous cruciaux face à Del Potro. Le Mousquetaire a pourtant bien caressé l’espoir d’un changement d’ambiance, lors du tie-break du deuxième set. Tout proche de la sortie, il s’adjuge la manche (7-6) après cinq tentatives et l’annulation d’une balle de match contre lui. Mais, une fois encore, son imprécision lui coûtera très cher. « Je rate une volée un peu bête alors que j’ai la sensation d’être bien (2-0). Elle prend la bande du filet. Après, je n’arrive pas à débreaker. C’est comme ça. » Fataliste.

Frustré aussi d’avoir encore perdu contre un rival qu’il avait battu à Vienne en octobre dernier et qui domine toujours aux points leurs confrontations (4-1). Mais « Jo » aura de quoi se consoler. Lundi, il pointera à la 5e place du classement ATP, grâce au report à la semaine prochaine du tournoi d’Acapulco. Et à l’impossibilité, du coup, pour David Ferrer de défendre ses points. Une performance qui lui vaudra d’être le sixième Français dans le Top 5, après Noah (n°3), Forget (n°'4), Grosjean (n°4), Leconte (n°5) et Pioline (n°5). Tout n’est pas si noir… A Llodra maintenant, vainqueur de Janko Tipsarevic (6-3, 7-6), de trouver la solution à l’équation Del Potro.